GenZ212 au Maroc : et c’est reparti !
Le Comité de soutien aux familles GenZ212 choisit la symbolique du 10 décembre pour occuper la rue. Face aux accusations de « munitions réelles » à Leqliaa, les militants exigent des comptes aux autorités et la libération immédiate des détenus.
Les places de plusieurs villes marocaines se préparent à des rassemblements ce mardi. À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, le Comité national de soutien aux familles des victimes du mouvement GenZ212 mobilise ses troupes sous un slogan explicite : « Vérité et justice pour les martyrs de Leqliaa et liberté pour tous les détenus de GenZ ».
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Le communiqué diffusé par l’organisation porte des accusations lourdes. Le texte pointe directement la responsabilité de la Gendarmerie royale dans l’affaire de Leqliaa, évoquant l’usage de « munitions réelles » contre des civils. Le comité dresse un bilan sombre de l’année écoulée, dénonçant une répression systématique où de simples citoyens se retrouvent arrêtés pour avoir exprimé leurs opinions.
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La justice se retrouve au cœur des critiques. Les militants décrivent des procédures biaisées, marquées par l’absence de normes de procès équitable, des violences lors des arrestations et des conditions carcérales inhumaines. Ils rapportent également des pressions exercées sur les prévenus pour signer des déclarations sans les lire. L’appel exige la libération inconditionnelle de tous les membres du groupe incarcérés.
Ce mouvement de protestation succède aux événements de fin septembre. Si des actes de vandalisme avaient alors entaché certains rassemblements, GenZ212 rejette cet héritage violent. Le groupe attribue ces dérapages à des éléments isolés et réaffirme sa vocation pacifique, centrée sur la défense des ménages à faible revenu exclus des politiques gouvernementales.