Immigration au Canada : Un sursis d’un an accordé aux Marocains au Québec
Le gouvernement canadien accorde un sursis d’un an aux travailleurs étrangers temporaires, par eux des Marocains, détenant un permis fermé. Cette mesure exigeant une invitation du Québec concerne directement de nombreux Marocains, nettement favorisés par leur maîtrise de la langue française.
Ce délai de grâce s’applique aux documents arrivant à échéance d’ici le 31 décembre 2026. L’objectif est d’offrir une flexibilité administrative face aux récentes restrictions migratoires, permettant aux candidats d’obtenir le temps nécessaire pour être officiellement sélectionnés par la province.
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En parallèle, les employeurs situés en zone rurale bénéficieront d’assouplissements majeurs pour soutenir le secteur manufacturier. Dès le 1er avril, la proportion autorisée de main-d’œuvre étrangère à bas salaire passera de 10 % à 15 % des effectifs au sein de ces entreprises.
Une refonte aux critères linguistiques sélectifs
Cette prolongation fédérale s’articule autour du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Dans ce cadre compétitif souligné par Le Devoir, les profils originaires du Maghreb, et particulièrement les candidats marocains, disposent d’un avantage décisif face aux bassins non francophones.
Malgré cet atout linguistique, des experts juridiques dénoncent une approche globale encore trop restrictive. L’abandon définitif du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) laisse « en plan un grand nombre d’immigrants déçus », qui espéraient une extension similaire pour les titulaires de permis ouverts.
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Cette initiative unilatérale d’Ottawa peine d’ailleurs à satisfaire pleinement l’exécutif québécois, qui redoute des incertitudes persistantes pour son économie. L’efficacité réelle de ces ajustements se mesurera dans les prochains mois, lors du traitement des dossiers visant à combler la cible annuelle provinciale fixée à 29 000 admissions économiques.