Immobilier au Maroc : un cadeau pour futurs acheteurs

11 juillet 2020 - 18h30 - Economie - Ecrit par : P. A

Au nombre des mesures prévues par le projet de loi de finance rectificative en étude à la Chambre des représentants, figure la réduction de 50 % des droits d’enregistrement sur les biens immeubles d’habitation d’une valeur maximale d’un million de DH.

Depuis le début de la crise sanitaire, les transactions sur le marché de l’immobilier ont chuté de 95 %, indique L’Économiste. Pour inverser la tendance et susciter l’intérêt des acquéreurs, le projet de loi de finance rectificative entend réduire de 50 % les droits d’enregistrement des biens immeubles d’habitation dont la valeur n’excède pas 1 million de DH.

À en croire Abdellatif Yagou, président du Conseil national de l’Ordre des notaires du Maroc (CNONM), «  cette mesure aura un impact direct sur la relance et sur la crise… Elle pourrait être élargie en fonction des différences des prix de l’immobilier dans les régions  ».

Ainsi, les droits d’enregistrement fixés à 4 % du prix d’acquisition d’un bien immeuble, reviendront à 40 000 DH pour un logement acquis à 1 million de DH, soit 20 000 DH avec la remise des 50 %.

En ce qui concerne les logements de la classe moyenne, ils bénéficient, sous certaines conditions, d’une exonération de droits d’enregistrement et de droits d’inscription à la Conservation foncière. En termes de conditions, il faut que le bien ait été acquis auprès de promoteurs légalement reconnus, que sa superficie soit comprise entre 80 et 150 m², que le son prix de vente ne dépasse pas 6 000 DH HT/m², et que l’acquéreur ne gagne pas un salaire mensuel de plus de 20 000 DH nets d’impôts, et qu’il ne soit pas soumis à l’IR au titre des revenus fonciers, la taxe d’habitation et celle de services communaux.

La mesure, qui n’est pas définitive, s’impose aux transactions établies entre la date de publication au Bulletin officiel, de la loi de finances rectificative, et le 31 décembre prochain. Pour Abdellatif Yagou, cette mesure mérite d’être poursuivie dans le temps, pour permettre aux promoteurs immobiliers de se lancer dans la construction de nouveaux logements sociaux, car estime-t-il, «  la demande est forte à ce niveau  ».

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Immobilier - Loi de finances (PLF 2025 Maroc)

Aller plus loin

Maroc / Immobilier : la relance s’impose

Chantiers mis à l’arrêt, transactions en chute libre ou encore maîtrise d’œuvre immobilisée. Les statistiques du secteur immobilier sont là et inquiètent. Face à cette...

Maroc : de nouvelles mesures pour relancer le secteur immobilier

Le secteur de l’immobilier marocain, qui représente 14 % du PIB et 1 million d’emplois, est à l’agonie. Plusieurs acteurs du secteur ont proposé différentes mesures pour la...

Maroc : carton plein pour le financement "halal"

Au Maroc, le financement participatif tourne autour de 11,84 milliards de dirhams (+50,7%) à fin septembre dont 10,09 milliards de dirhams pour le secteur de l’immobilier....

Immobilier au Maroc : quelles perspectives après la crise ?

Le secteur de l’immobilier au Maroc, durement touché par la crise du covid-19, fait face à de difficultés diverses dans le cadre de la reprise d’activités après le confinement.

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Maroc manque de main-d’œuvre

Au Maroc, la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur du bâtiment et des travaux publics est un problème réel et généralisé qui pourrait produire un impact négatif sur les grands chantiers ouverts dans le cadre des préparatifs de la coupe du monde de...

Immobilier au Maroc : un document administratif paralyse les ventes, les MRE touchés

Le marché immobilier marocain est en état de choc en cette période estivale marquant le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au Maroc en raison du blocage du quitus fiscal.

BTP : Le Maroc en mode « chantier permanent »

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) marocain est en plein essor. En 2024, l’investissement public dans ce domaine a connu une augmentation fulgurante de 56 % par rapport à l’année précédente, atteignant un montant de 64 milliards de...

Immobilier en Espagne : les Marocains parmi les principaux acheteurs

Le marché immobilier espagnol reste un eldorado pour les investisseurs étrangers. Selon les dernières données, ces derniers ont acquis 15 % des logements vendus au cours du dernier trimestre, soit un point de plus qu’il y a dix ans. Parmi eux se...

À Rabat, les opérations de démolition passent mal

Les membres de la Fédération de la Gauche Démocratique au sein du conseil municipal de Rabat voient d’un mauvais œil les opérations de démolition et de relogement qui ont touché plusieurs quartiers tels que l’Océan et Douar El Askar et appellent à leur...

Terrains non bâtis : le Maroc durcit le ton sur la fiscalité

Réforme majeure dans la fiscalité locale au Maroc, la loi n° 14-25, publiée au Bulletin officiel le 12 juin 2025, a procédé à une révision complète du barème de la taxe sur les terrains non bâtis (TNB) et confié la collecte aux percepteurs communaux.

Taxe sur terrains non bâtis au Maroc : le ministre de l’Intérieur durcit le ton

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a donné des instructions fermes aux gouverneurs des provinces et des préfectures aux fins d’enclencher les procédures de constatation, d’imposition et de recouvrement de la taxe sur les terrains urbains non...

Le fisc marocain fait la chasse aux terrains non bâtis

Les walis et gouverneurs ont reçu des consignes pour accélérer la mise à jour des registres fiscaux relatifs aux terrains urbains non bâtis. Ces instructions font suite à la découverte de cas d’exemptions temporaires indûment accordées à certains...

Vendre un bien hérité au Maroc : l’impôt que chaque héritier doit payer

Lorsqu’un bien immobilier est détenu en indivision au Maroc, chaque co-indivisaire est fiscalement responsable de sa propre part lors d’une vente.

Location d’un bien au Maroc : ce que tout MRE doit savoir en 2025

Les Marocains résidant à l’étranger qui perçoivent des revenus issus de la location d’un bien immobilier au Maroc sont soumis à l’impôt sur le revenu. Ce régime s’applique également lorsque le logement est mis gratuitement à la disposition de personnes...