Immobilier au Maroc : attention à la TVA

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Une nouvelle circulaire a été adressée aux conservateurs de la propriété foncière au sujet du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) relative aux biens d’investissement.

Cette circulaire concerne l’obligation de soumettre les demandes d’inscription des contrats d’hypothèque conclus au profit de l’État, en garantie du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée relative aux biens d’investissement, aux droits de conservation foncière, conformément aux dispositions du décret n° 2.16.375 fixant le tarif de ces droits. Le gouverneur général a tenu à rappeler aux conservateurs de la propriété foncière les dispositions du Code général des impôts, en particulier l’alinéa 6 du paragraphe 7 de l’article 92 et l’alinéa 22A de l’article 123, conformément à la modification introduite par l’article 6 de la loi de finances pour l’année 2024.

Ce cadre législatif stipule que les personnes assujetties à l’impôt bénéficient d’une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée à l’occasion des opérations d’acquisition ou d’importation de biens d’investissement, sous réserve des conditions définies dans ledit code et à condition que ces personnes fournissent des garanties suffisantes conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur, a précisé le deuxième responsable de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.

Selon lui, l’une des principales garanties pouvant être mises en place consiste à affecter un bien immobilier titré en tant qu’objet d’hypothèque et de nantissement au profit de l’État (Direction générale des impôts), en garantie du paiement du montant objet de l’exonération en cas de non-respect des conditions légales.

À lire : Le Maroc protège le foncier contre les étrangers

Cette décision fait suite à une démarche de plusieurs conservateurs. Ces derniers ont adressé des demandes de clarification à leur supérieur direct sur la possibilité d’exonérer les contrats d’hypothèque conclus au profit de l’État, avant que l’obligation de paiement des droits exigibles ne soit tranchée. Le cadre législatif en vigueur ne prévoit aucune exonération explicite, celle-ci étant une exception qui doit être expressément prévue par une disposition légale claire, est-il précisé.

Le gouverneur général a en outre adressé une autre circulaire aux conservateurs de la propriété foncière concernant le durcissement du recouvrement des droits de conservation foncière et des taxes. Ceux-ci ont été instruits à l’effet de vérifier le code de la zone où se situe le bien immobilier faisant l’objet d’une demande de dépôt ou d’inscription aux registres fonciers, lorsqu’il s’agit d’un contrat de cession à titre gratuit ou pour un dirham symbolique. Le service du cadastre compétent doit les accompagner dans l’accomplissement de cette tâche. Le contrat de cession doit être soumis au guide des valeurs commerciales des biens immobiliers adopté par l’Agence nationale de la conservation foncière conformément à l’article 30 du décret du 14 juillet 2014 relatif aux procédures d’immatriculation foncière, est-il précisé.

  • Immobilier au Maroc : des changements pour le transfert de propriété

    Au Maroc, le transfert de propriété ne se fera plus comme avant, la loi de finances 2025 ayant revisité les conditions applicables à l'inscription des actes et conventions à l'Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC).

  • Le Maroc impose le paiement électronique pour lutter contre la fraude foncière

    À compter du 14 avril 2025, l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) imposera le paiement électronique pour les frais de conservation immobilière. Objectif, renforcer la transparence dans les transactions et lutter contre la fraude foncière.

  • Immobilier au Maroc : le marché accélère malgré des prix au point mort

    Au Maroc, les prix des biens immobiliers sont restés stables sur l'ensemble de l'année 2024 par rapport à l'année précédente, mais les transactions ont enregistré une augmentation. C'est ce qui ressort d'une étude conjointe de Bank Al-Maghrib (BAM) et de l'Agence nationale de la Conservation foncière du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC).

  • Maroc : des promoteurs immobiliers dans le viseur du fisc marocain

    Les équipes de contrôle régionales de la Direction générale des Impôts (DGI) enquêtent sur l'exigence faite aux clients par de grands promoteurs immobiliers de payer en espèces lors des transactions commerciales. Les inspecteurs ont visité ces entreprises opérant principalement à Casablanca et Marrakech.

  • Immobilier à Agadir : que disent les derniers chiffres

    Le marché immobilier d'Agadir a présenté un visage en demi-teinte à la fin de l'année 2024, selon les derniers chiffres officiels. Si les prix des biens immobiliers, tous types confondus, sont restés globalement stables, des disparités importantes se dessinent selon les catégories.

  • Auto-construction au Maroc : des amendes pour les déclarations tardives

    Des amendes substantielles seront infligées aux personnes engagées dans des projets d'« Auto-construction » en cas de déclarations tardives du coût de leurs travaux.

  • Immobilier à Marrakech : que disent les derniers chiffres ?

    Le marché immobilier de Marrakech a connu un rebondissement spectaculaire à la fin de l'année 2024. Après un trou d'air au trimestre précédent, les transactions ont explosé, affichant une croissance à trois chiffres. Une embellie qui confirme la reprise, même si des disparités persistent selon les types de biens.

  • Airbnb et Booking au Maroc : attention aux impôts

    Les contribuables marocains, propriétaires de biens immobiliers, n'ont plus que quelques jours pour déclarer leurs revenus fonciers et payer leurs redevances. À compter du 1ᵉʳ mars, les retardataires subiront la rigueur de la loi.

  • Taxe sur terrains non bâtis au Maroc : le ministre de l'Intérieur durcit le ton

    Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, a donné des instructions fermes aux gouverneurs des provinces et des préfectures aux fins d'enclencher les procédures de constatation, d'imposition et de recouvrement de la taxe sur les terrains urbains non bâtis.

  • Détaxe TVA au Maroc : les achats qui ne sont jamais remboursés

    Les personnes physiques non-résidentes en court séjour au Maroc peuvent bénéficier de la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre des biens et marchandises acquis à l'intérieur du pays, destinés à être utilisés à l'étranger, pour une contre-valeur supérieure ou égale à 2 000 dirhams TTC.