De l’influence à la prison : la chute de Poupette Kenza

9 juillet 2024 - 21h00 - France - Ecrit par : S.A

L’influenceuse Poupette Kenza, de son vrai nom Kenza Benchrif, est confrontée à de nouveaux ennuis judiciaires. Elle a été mise en examen ce dimanche 7 juillet 2024 pour « tentative d’extorsion en bande organisée » et « association de malfaiteurs » par un juge d’instruction de Rouen.

Poupette Kenza se retrouve de nouveau dans le viseur de la justice. Tout est parti d’une plainte déposée par deux personnes pour une tentative d’extorsion dont elles avaient été victimes le jour même, ce qui donnera lieu à l’ouverture par le parquet de Rouen d’une enquête le 23 février 2024. Les plaignants sont Walid et Caroline, un couple déposant ses enfants dans une école à Rouen. Un certain « Amadou » les a approchés pour leur révéler qu’il ferait partie d’un « cartel mexicain » dont le fils a été assassiné sur les ordres « du père de l’influenceuse rouennaise Poupette Kenza », rapporte Le Parisien. Cet homme aurait alors exigé 350 000 euros de dédommagement de la part de l’influenceuse. Sans quoi, il se vengerait de Kenza. Il se serait heurté au refus de la compagne d’Allan. Son compagnon aurait été tabassé par l’homme qui aurait perdu son fils. Celui-ci aurait d’ailleurs montré à Walid des photos de crâne fracassé et de bras cassés pour prouver le passage à tabac.

À lire :Poupette Kenza : compte Instagram désactivé après des propos « antisémites »

Poupette Kenza aurait redirigé « Amadou » vers le couple Walid et Caroline pour « éponger ses dettes » en lui expliquant que la femme lui devait de l’argent, croit savoir la publication. L’influenceuse aux millions d’abonnés avait quitté l’agence d’influenceurs avec laquelle elle collaborait, et chargé Caroline de s’occuper de ses partenariats. La relation entre les deux femmes se serait dégradée après que Caroline lui aurait « pris 350 000 euros de ses revenus via des sociétés à l’étranger et aurait refusé de les lui rendre ». « ‘Amadou’ aurait donc été envoyé pour recouvrir la créance et stopper ses désirs de vengeance. Et l’homme ne rigole pas. Il exige de Walid un paiement d’une première somme de 200 000 euros à verser sous les cinq jours. Il lui fournit également un numéro de téléphone à contacter sur l’application Signal une fois qu’il aura réuni les fonds », révèle le quotidien. Il s’agirait en réalité d’un scénario imaginé par Poupette Kenza.

À lire :Poupette Kenza écope d’une lourde sanction financière

Le couple a fourni une ligne téléphonique à la police. Cette dernière aurait réussi à identifier un « homme connu de la justice : Éric Love O-.O ». Le couple lui aurait fixé rendez-vous à la gare de Rouen pour remettre la somme demandée. C’est à ce moment précis que les forces de l’ordre auraient arrêté Amadou. Lors de son interpellation le 28 février dernier, il aurait été en possession d’une « grenade en état de fonctionnement ». Il aurait, lors de son interrogatoire, démenti « toute tentative d’extorsion des victimes ». Il aurait toutefois affirmé « avoir été engagé pour résoudre un différend entre « influenceuses » au sujet d’une somme d’argent, sans faire preuve de menaces ni de chantage ». « Son employeuse serait une « influenceuse à Dubaï » dont il ne veut pas donner le nom et il aurait accepté cette mission, transmise par les réseaux sociaux, car il espérait que cela l’aiderait à faire carrière dans le milieu de la sécurité privée. Le 1ᵉʳ mars 2024, Éric Love O-O. est mis en examen et écroué », révèle l’auteur de l’article. Des messages retrouvés dans le téléphone d’« Amadou » conduisent les enquêteurs sur la piste de Poupette Kenza.

À lire :Poupette Kenza : de la célébrité à la déchéance

De retour en France, Kenza est soumise à un interrogatoire au début du mois de juillet. Elle a été placée en garde à vue, le 3 juillet dernier. La compagne d’Allan aurait été déférée au palais de Justice de Rouen, mise en examen à son tour pour « tentative d’extorsion en bande organisée » et « association de malfaiteurs » par un juge d’instruction de Rouen et incarcérée, dimanche 7 juillet 2024. Son avocat Mourad Battikh s’étonne de la « rapidité avec laquelle ces informations sortent dans la presse comme toujours lorsqu’il s’agit de [sa] cliente ». Il ajoutera : « Rien ne lui est épargné, pas même le respect du secret de l’instruction. D’autre part, ma cliente conteste fermement toute tentative d’extorsion. Elle ne savait rien des méthodes de cet homme (Éric Love O-.O.), qui lui a été présenté par un intermédiaire et qui lui promettait de régler son différend financier avec rapidité, professionnalisme et sans aucune menace physique, sans quoi elle n’aurait jamais accepté ses services ».

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Rouen - Escroquerie - Droits et Justice - France

Aller plus loin

Poupette Kenza : de la célébrité à la déchéance

En France, Kenza Benchrif, dite Poupette Kenza, 23 ans, a connu des phases de gloire de déchéance qui ont entamé sa popularité. Excédée, la Rouennaise compte s’installer à...

Poupette Kenza en prison

Ça se complique pour l’influenceuse rouennaise Poupette Kenza, de son vrai nom Kenza Benchrif. Depuis jeudi, elle dort en prison.

Poupette Kenza, première victime de harcèlement religieux en France

Critiquée de toutes parts, Kenza Benchrif, dite Poupette Kenza, la Rouennaise a décidé de quitter la France pour Dubaï, aux Émirats arabes unis, à la rentrée.

Poupette Kenza : compte Instagram désactivé après des propos « antisémites »

L’influenceuse aux plus d’un million d’abonnés sur Instagram, Poupette Kenza, se retrouve au cœur d’une vive controverse après avoir tenu des propos jugés antisémites. Dans une...

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Maroc cherche à mettre fin au mariage des mineures

En réponse à une question orale à la Chambre des Conseillers, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi a renouvelé ce lundi 28 novembre, son engagement à mettre un terme au mariage des mineures.

Maroc : l’utilisation de WhatsApp interdite dans le secteur de la justice

Le procureur général du Maroc, Al-Hassan Al-Daki, a interdit aux fonctionnaires et huissiers de justice d’installer et d’utiliser les applications de messagerie instantanée, et principalement WhatsApp, sur leurs téléphones professionnels.

Maroc : des biens et des comptes bancaires de parlementaires saisis

Au Maroc, les parquets des tribunaux de première instance ont commencé à transmettre aux nouvelles chambres chargées des crimes de blanchiment d’argent les dossiers des présidents de commune et des parlementaires condamnés pour dilapidation et...

Au Maroc, le mariage des mineures persiste malgré la loi

Le mariage des mineures prend des proportions alarmantes au Maroc. En 2021, 19 000 cas ont été enregistrés, contre 12 000 l’année précédente.

Accusé de viol, Achraf Hakimi se sent « trompé et piégé », selon ses proches

Achraf Hakimi a été mis en examen vendredi pour viol. Le défenseur marocain du Paris Saint-Germain (PSG), qui nie les faits, est soutenu par sa famille et son club. Selon ses proches, il dit se sentir « trompé ».

Prison : le Maroc explore les « jour-amendes »

L’introduction du système de jour-amende dans le cadre des peines alternatives pourrait devenir une réalité au Maroc. Une loi devrait être bientôt votée dans ce sens.

Maroc : 30 députés éclaboussés par des affaires de corruption

Au total, 30 députés marocains sont poursuivis par la justice en leur qualité de président de commune pour leur implication présumée dans des affaires de corruption, de dilapidation de deniers publics, de chantage, et de falsification de documents...

Maroc : 20 affaires de détournement de fonds publics devant la justice

Le président du ministère public a été saisi par le procureur général du Roi près la Cour des comptes de 20 affaires de détournement de deniers publics au titre de l’année 2021.

Maroc : un ancien diplomate accusé de prostitution de mineures risque gros

L’association Matkich Waldi (Touche pas à mon enfant) demande à la justice de condamner à des « peines maximales » un ancien ambassadeur marocain, poursuivi pour prostitution de mineures.

Corruption : des élus locaux pris la main dans le sac

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, tente d’en finir avec la corruption et la dilapidation de deniers publics. Dans son viseur, une trentaine de présidents de commune et de grand élus dont il a transféré les dossiers devant l’agent judiciaire...