Kidnapping en Belgique : un Belgo-marocain s’évapore avant son procès

- 19h00 - Belgique - Ecrit par : S.A

Alors qu’il doit comparaître devant la cour d’assises de Tongres le 22 avril, un Belgo-Marocain de 32 ans a disparu des radars. Cet homme accusé d’enlèvement d’un enfant est introuvable à Tongres.

Abderrahman Laktit sera-t-il présent à son procès pour enlèvement le 22 avril devant la cour d’assises de Tongres ? Rien n’est sûr. « Nous pensons qu’il est en fuite », indique-t-on. Les unités se sont rendues au domicile d’Abderrahman et ont remarqué qu’il n’y avait personne. Le trentenaire est accusé d’une double prise d’otages, dont le plus long enlèvement d’enfant contre rançon de l’histoire belge. Le président de la cour a dû désigner un nouvel avocat pour Laktit, l’accusé anversois ayant déjà remercié son précédent défenseur pour ses services.

La semaine dernière, l’accusé a brillé par son absence lors de la constitution du jury, seul le nouvel avocat était présent. « J’ai été désigné d’office comme son avocat, déclare son nouveau défenseur, Tom Van Overbeke. Cela s’est passé très récemment. Je m’abstiens donc pour le moment de tout autre commentaire. » Le ministère public a deux semaines pour faire venir l’Anversois à Tongres.

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Abderrahman est le deuxième d’une fratrie de trois frères. Depuis 2016, il est membre du groupe dit « de Maaseik », dirigé par l’extrémiste et principal suspect dans l’affaire des assises, Khalid Bouloudo. Il a grandi dans le quartier anversois De Dam, dont le baron de la drogue Dikke Nordin est l’ancien habitant le plus connu.

Avec ses frères et cinq autres individus, ils sont jugés pour le kidnapping survenu en 2020 : enlèvement d’un Genkois de 13 ans. Ils n’ont pas réussi à obtenir la rançon de cinq millions d’euros qu’ils ont réclamée pour libérer la victime. 42 jours après l’enlèvement, l’adolescent a été libéré et d’autres auteurs ont été arrêtés.

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Avant février 2020, les frères Laktit avaient enlevé puis maltraité un Bruxellois d’Anderlecht pendant quatre jours dans la cave de la maison où les unités armées de police ont fait irruption mardi. Les frères Laktit l’avaient électrocuté avec un taser, avant de le menacer de mort. Après avoir constaté qu’il n’avait pas d’argent, ils l’ont finalement libéré.

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