L’hommage des collégiens au jeune Marocain Abdelmounaïm

- 07h41 - France - Ecrit par :

Ils ont voulu dire une dernière fois au revoir à leur copain : tous les élèves du collège Paul-Eluard d’Evry ont observé hier après-midi une minute de silence à la mémoire d’Abdelmounaïm, 14 ans, tué mercredi dernier par la chute d’une cage de handball non fixée dans le gymnase de l’Institut national des télécommunications (INT).

Ce matin, un ultime hommage sera rendu à partir de 10 heures à la mosquée d’Evry-Courcouronnes, avant que le corps du jeune garçon soit transféré au Maroc, le pays de sa famille, où il sera inhumé. Hier encore, malgré la douleur et la colère, la famille d’Abdelmounaïm a accepté de participer à la cérémonie au collège. Elle a pu constater à quel point la disparition de leur fils a profondément choqué les élèves. « La maman a tenu à lire tous les messages et tous les poèmes accrochés sur le mur du préau, confie un proche de la famille. Ça l’a énormément touchée. » Nadira, une des grandes soeurs d’Abdelmounaïm, a prononcé quelques phrases pour remercier les collégiens de leur geste. Elle a aussi demandé justice pour son frère. « C’était triste », lâche la jeune fille, incapable d’en dire plus à la sortie du collège.

L’enquête bientôt bouclée

La gorge nouée, les collégiens sortent au compte-gouttes après la cérémonie. « On voulait dire à la famille d’Abdel qu’on le connaissait », explique une jeune fille de troisième, après avoir franchi les grilles du collège qui sont restées fermées pendant la cérémonie. La direction du collège et les enseignants ont refusé toute présence de la presse, pour un moment « qui leur appartient », a justifié le principal. Tout le monde attend maintenant les suites de l’enquête. Les services de la sûreté départementale ont quasiment bouclé les auditions et une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction, devrait bientôt être ouverte. D’après les premiers éléments recueillis à l’INT, il apparaît que le but de handball a été démonté pour une réception interne début septembre. Mais lors du remontage, les fixations n’ont pas été reposées et sont restées enfermées dans un bureau. Le but était donc simplement posé par terre. Par ailleurs, l’enseignant qui dispensait le cours n’a pas vérifié la sécurité de ces installations. Et pour cause : il s’apprêtait à dispenser un cours de volley-ball et pas de handball. Il appartiendra maintenant au juge de déterminer les responsabilités de chacun.

Sébastien Ramnoux pour le parisien

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