La peine de mort requise contre 14 intégristes marocains

- 10h06 - Maroc - Ecrit par :

La peine capitale a été requise vendredi contre 14 membres d’un groupe intégriste marocain, Assirat Al Moustaqim ("le droit chemin"), accusés de meurtre par lapidation, à la reprise de leur procès devant la chambre criminelle de Casablanca, a constaté l’AFP.
Miloudi Zakaria, 35 ans, le chef de ce groupe, et ses treize compagnons sont accusés "d’homicide volontaire avec préméditation et de guet-apens" à l’encontre de Fouad Kerdoudi, retrouvé mort le 23 février dernier dans le quartier populaire Sidi Moumen de Casablanca.

Selon l’accusation, Zakaria a émis une fatwa (avis religieux) contre Kerdoudi dans laquelle il qualifiait la victime de "débauché".

A la reprise du procès, le procureur a requis "la peine maximale contre l’ensemble des prévenus", soit la peine capitale prévue par le code pénal marocain.

Les peines de mort prononcées au Maroc ne sont plus en pratique appliquées depuis 1993, date à laquelle un officier de police, condamné à mort pour viols de plusieurs femmes, avait été exécuté.

Dans son réquistoire, le procureur a essayé vendredi de démontrer à la cour que les 14 intégristes avaient "voulu se substituer à l’Etat" comme "dépositaire et garant de l’islam" en commentant des "actes criminels".

"Ce sont des gens qui veulent nous faire vivre une époque révolue", a dit le procureur avant d’ajouter : "non seulement ils ont tué un homme, mais ont créé une psychose de peur dans le quartier en s’attaquant aux jeunes couples et aux femmes" vêtues à l’occidentale.

Lors de la précédente audience, le 31 décembre, Miloudi Zakaria avait nié avoir émis une fatwa contre Kerdoudi. "J’ai émis un simple conseil", a-t-il affirmé à la cour.

A la fin du réquistoire du parquet, la cour a décidé de reporter le procès au 10 janvier, une reprise qui sera consacrée notamment aux plaidoiries d’une douzaine d’avocats.

AFP

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