"Lahrig" continue de plus belle...même en jet-ski

- 20h41 - Espagne - Ecrit par :

L’Eldorado de l’autre rive de la Méditerranée n’en finit pas de faire des victimes. Quatre nouveaux morts sont venus lundi s’ajouter au bilan déjà lourd des victimes de l’immigration clandestine. Il s’agit de quatre hommes de nationalité marocaine, âgés de 23, 24, 26 et 28 ans.

Les cadavres ont été découverts lundi après-midi à Villabona (pays basque, nord de l’Espagne), gelés dans un camion frigorifique immatriculé au Maroc et qui plus est transportait du prêt-à-porter, est-il expliqué. Le chauffeur, de nationalité marocaine, âgé de 28 ans, a été arrêté pour homicide par imprudence.
Au port de Casablanca, les forces de l’ordre sont visiblement débordées par le flot massif des candidats à l’immigration clandestine. Surtout en cette période de fin d’été. C’est connu, la période de retour des MRE constitue une aubaine pour ce type de commerce. Beaucoup de réseaux s’adonnent à cette activité, selon certains, lucrative. D’autres font passer des membres de la famille à l’aide de faux passeports. Les tarifs appliqués par les passeurs varient entre 20.000 et 32.000 DH par personne. La destination de prédilection reste l’Italie, suivie de l’Espagne et la France. Les jours prisés pour le départ sont les jeudi et samedi. Pour d’autres, c’est le mercredi soir. Le port de Casablanca est pris d’assaut de ses deux flancs, à savoir "porte n°4" et la plage "Shneider", sise à proximité de la mosquée Hassan II. Tous les moyens sont bons pour arriver à bon port. De la chambre à air en passant par la nage jusqu’à subtiliser des barques de pêcheurs accostées.
Face à ce rush, il y a un laisser-aller flagrant de la part des autorités, justifié, selon une source au port, par le manque de moyens adéquats de dissuasion et de contrôle. Pas plus tard que la semaine dernière, un adolescent de 14 ans, originaire du bidonville "Rhamna", a réussi à tromper la vigilance des autorités. Selon les parents du mineur, ce dernier leur aurait déjà passé un coup de fil les rassurant d’être arrivé à franchir les frontières séparant l’Espagne et l’Italie. Le phénomène des harraga dans ce coin retranché de Casablanca n’est pas nouveau. Depuis une dizaine d’années, des centaines de jeunes de tout âge ont constitué une communauté en Italie. Ce qui encourage les autres à franchir le pas et rejoindre leurs amis qui leur assurent gîte et panier le temps de trouver un boulot.
Pour leur part, les opérateurs du transport international routier (TIR) mettent ouvertement en cause la passivité des autorités qu’ils accusent de "fermer les yeux". Pour eux, malgré le mur qui a été érigé tout au long de l’enceinte portuaire, l’inquiétude est de mise pour ce qui est de la "perméabilité de celle-ci". De l’avis même d’agents de sécurité sur place, ce mur est tout sauf infranchissable.

L’économiste

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