Les âmes de Mogador en transe à Paris

- 15h58 - France - Ecrit par :

C’est l’âme de Mogador dans sa profondeur spirituelle que l’ambassade du Maroc en France et l’association Essaouira-Mogador ont choisi de faire découvrir, jeudi, à Paris, au public pour montrer comment l’héritage culturel et artistique de cette ville magique résonne encore.

Organisée dans le cadre des jeudis de l’IMA (Institut du monde arabe), la soirée artistique et poétique les âmes de Mogador, haute en couleurs, a offert une fabuleuse promenade de trois heures dans l’univers créatif gnaoui, que ses fidèles admirateurs reconnaissent à travers les différentes formes de rythme et de paroles propres à gnaoua.

C’est une soirée d’enchantement et de spiritualité, mais aussi un témoignage vivant de l’intérêt que porte le Maroc au dialogue des cultures et aux grandes valeurs humaines basées sur l’estime et le respect entre les peuples, a tenu à souligner My Abbés Kadiri, ambassadeur chargé de mission.

Cette manifestation marquée par un souffle d’originalité et de spiritualité, tient surtout à éveiller les souvenirs des traditions musicales ancestrales, et à mettre en valeur la richesse du patrimoine culturel marocain dans son ensemble, a-t-il précisé.

Reparti sur deux volets, musical et poétique, le voyage artistique a débuté sur les chemins de la troupe tyour gnaoua, sous la direction du maâlem Abdeslam Alikane, qui a fait revivre au public le répertoire gnaoui au rythme de ses envoûtantes percussions. Avec son hajhouj, instrument pilier de la musique gnaouie, l’artiste a poussé très fort son talent pour emporter la foule dans une frénésie ternaire. Enchaînant fusions rythmiques traditionnelles et contemporaines, le maâlem Alikane a su magiquement adapter sa voix élastique aux puissantes cordes du hajhouj et aux sons forts des tambours.

Ils étaient plus de 600 personnes -connaisseurs, fanatiques, jeunes- de plusieurs nationalités, à l’Institut du monde arabe, dansant et hurlant les refrains du maâlem Alikane qui a persuadé l’assistance de la diversité des styles de l’art gnaoui et de sa capacité à fusionner plusieurs formes musicales traditionnelles et modernes.

Pour donner un souffle poétique à cette soirée musicale, l’auteur, compositeur et interprète Mathieu Chedid a donné lecture à quelques poèmes de sa mère Andrée Chedid, parcourant plusieurs thèmes d’amour, de nostalgie et d’actualité.

Poète, romancière et auteur dramatique, Andrée Chedid, égyptienne d’origine libanaise vit en France depuis plusieurs années. Elle a récemment publié l’enfant multiple (2001), les saisons de passage (2001) et le message (2002), parus chez Flammarion.

N’ayant pas pu assister, elle a dédié ses poèmes à cette rencontre artistique les âmes de Mogador. Une exposition d’une cinquantaine de photographies en noir et blanc de l’artiste Patrice Rensoni, accompagnée d’un texte-récit de Mathieu Chedid, a été organisée en marge de cette manifestation.

Les ruelles, les paysans, les pêcheurs, les ryads et les lieux magiques de la médina d’Essaouira ont constitué les principaux thèmes de cette exposition qui montre bien le haut degré de professionnalisme de cet artiste dont l’ingéniosité va de pair avec un sens du regard très développé.

  • France-Maroc-musique : L'IMA rend hommage au chanteur marocain Mohamed Idriss

    L'Institut du Monde Arabe à Paris (IMA) a rendu, mardi soir, un vibrant hommage au chanteur marocain Mohamed Idriss, l'un des fondateurs de la chanson moderne marocaine.

  • L'islam parisien : une mosaïque de sensibilités

    Depuis hier, les musulmans de Paris observent le jeûne de ramadan, dixième et dernier mois du calendrier lunaire arabe. Loin d'être monocolore, l'islam à Paris est composé d'une multitude de sensibilités, de traditions, de courants. Si on excepte les salles de prière, difficiles à recenser, Paris compte 48 lieux officiels de culte musulman.

  • Atlas TV : Le projet de chaîne pour les RME tourne mal

    ·La société vient d'être mise en liquidation judiciaire à Paris. Si elle n'avait pas été arrêtée, l'entreprise aurait coûté quelque 80 millions de DH/an aux contribuables.

  • A la recherche de délégués pour l'islam de France

    On a connu Nicolas Sarkozy plus entreprenant. Sur la question de l'islam de France, il avance à pas prudents, à grand renfort de diplomatie. Il sera ce samedi en visite officielle à la grande mosquée de Paris d'où il souhaiterait s'adresser à « tous les musulmans de France ».

  • ouverture du Festival Rawafid

    Le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Achaâri a donné, mercredi soir au complexe culturel Sidi Beliout, à Casablanca, le coup d'envoi de la troisième édition du festival des créateurs marocains à l'étranger Rawafid. Le ministre a, à cette occasion, réitéré l'esprit qui a présidé à la création de cette manifestation à savoir la tolérance, l'ouverture vers l'autre et aux différentes cultures.

  • L 'écrivain Houellebecq poursuivi pour injure à l'Islam

    L'Écrivain Michel Houellebecq devrait revendiquer, aujourd'hui, devant le tribunal correctionnel de Paris, le droit à la provocation de tout écrivain, pour se défendre des accusations d'injure raciale et incitation à la haine religieuse portées contre lui par des organisations musulmanes.

  • Une jeune fille brûlée vive en banlieue parisienne

    Une jeune fille de 18 ans est décédée vendredi soir des suites de ses blessures après avoir été brûlée vive dans une cité de la banlieue parisienne, a-t-on appris de source policière.

  • Des centaines d'étudiants étrangers restent à Dijon

    Chaque année, de nombreux étudiants des quatre coins du monde viennent s'installer à Dijon pour apprendre le français ou pour suivre des études supérieures. Logés le plus souvent en résidence universitaire, ils ne peuvent ou ne veulent pas tous repartir dans leurs familles pour les fêtes de fin d'année.

  • Les « Couleurs du Maroc » à Bordeaux

    La magnifique exposition couleurs du Maroc est une page supplémentaire à insérer dans le livre d'or de l'amitié franco-marocaine et de la complicité entre Casablanca et Bordeaux, a déclaré le depute-maire de Bordeaux Alain Juppe, lors de l'inauguration de la manifestation culturelle couleurs du Maroc au musée des arts décoratifs de la ville.

  • Le père de l'indépendance prend place à Paris

    Vendredi 20 décembre, en fin de matinée, un homme qui a "soutenu la France au temps de l'adversité" et qui l'a "affrontée au temps de sa puissance" est entré dans le cercle fermé des chefs d'Etat étrangers ayant légué leur nom à la topographie de Paris.