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Maroc : l’Aïd el-adha aura-t-il lieu cette année ?

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13 juin 2020 - 08h00 - Société

À quelques semaines de la fête de l’Aïd-El Kebir, la crise du coronavirus a appauvri plusieurs ménages marocains. Alors que certains plaident pour l’annulation du rituel, les éleveurs veulent profiter de cette opportunité annuelle pour surmonter la crise qui les a durement touchés.

Faut-il annuler ou fêter l’Aïd-El Kebir, cette année au Maroc  ? Cette interrogation qui revient souvent dans les discussions quotidiennes est diversement appréciée. Pour le quotidien Al Ahdath Al Maghrebia, la crise du coronavirus et la sécheresse impitoyable qui a marqué la saison agricole en cours pèsent de tout leur poids sur les épaules des éleveurs et les bourses des ménages à l’approche de la fête d’Aid el adha. Si les premiers plaident pour le maintien de la fête afin d’engranger des bénéfices et sauver l’année agricole, les autres prient pour son annulation en raison de leur revenu modeste éprouvé par le covid-19.

Pour le ministre de l’Agriculture, les dispositions sont prises pour réussir cette célébration. Il rassure par ailleurs en faisant remarquer que l’offre sera abondante avec un cheptel en bonne santé et des prix abordables.

D’après le même quotidien, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime et du développement rural, Aziz Akhannouch, a déjà confirmé que ce rituel sera célébré dans des conditions optimales. À l’en croire, son département a pris toutes les mesures nécessaires relatives au suivi du cheptel, à l’ouverture et l’organisation des souks hebdomadaires et le lancement de l’opération d’identification des ovins et des caprins destinés au sacrifice.

Au niveau de l’Exécutif, il faudra préserver les intérêts des éleveurs qui veulent vendre leur cheptel et la population dont le revenu a été éprouvé par la crise sanitaire mondiale. Selon le président de la chambre d’Agriculture de la région Casablanca-Settat, Abdelfattah Ammar, l’annulation de ce sacrifice serait une calamité pour les éleveurs qui attendent impatiemment cette occasion pour commercialiser leurs bêtes et faire face aux lourdes charges de la saison. Quant aux éleveurs, ils craignent déjà des représailles de la part de leurs créanciers  : “Nous irons en prison si la fête est annulée”, a martelé un éleveur. Un autre collègue craint la faillite après avoir investi toute l’année pour élever le cheptel dans de bonnes conditions sanitaires, en l’absence de subvention,

En attendant la décision du roi Mohammed VI, le président de la chambre d’Agriculture de la région Casablanca-Settat, Abdelfattah Ammar estime que le gouvernement devrait indemniser les éleveurs en cas d’annulation de la fête du sacrifice.

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