Au Maroc, le fisc met la pression
À l’approche du 1er mai 2026, la Direction Générale des Impôts rappelle aux contribuables leurs obligations déclaratives et de paiement. Entre la TVA, l’impôt sur le revenu et les auto-entrepreneurs, toutes les démarches doivent être finalisées numériquement.
L’heure tourne pour les contribuables. La Direction Générale des Impôts (DGI) multiplie les avertissements à l’approche de la date fatidique du 1er mai 2026. Les assujettis à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sont en première ligne. Ceux soumis au régime mensuel doivent impérativement déclarer leur chiffre d’affaires de mars, tandis que les acteurs relevant du régime trimestriel doivent solder le premier trimestre de l’année en passant obligatoirement par la plateforme « SIMPL-TVA ».
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Le rappel à l’ordre concerne également l’impôt sur le revenu pour l’exercice 2025, ciblant les régimes du résultat net réel ou simplifié. La télédéclaration sur le portail « SIMPL-IR » exige de la rigueur, notamment l’ajout de l’état des ventes avec l’identifiant commun de l’entreprise ou le détail minutieux d’éventuels revenus fonciers. « En cas de résultat nul ou déficitaire », prévient l’administration, la fourniture d’un état explicatif justifiant la situation devient impérative sous peine de sanctions prévues par la loi.
Les travailleurs indépendants ne sont pas en reste. Les auto-entrepreneurs ayant opté pour une fréquence trimestrielle ont jusqu’à la fin avril pour déclarer et verser l’impôt du premier trimestre 2026, en s’appuyant sur les canaux mis à disposition par Barid Al Maghrib. Parallèlement, le fisc réclame une vigilance accrue sur les déclarations spécifiques : les honoraires versés à des tiers et les rémunérations attribuées à des non-résidents doivent faire l’objet d’un suivi électronique dédié dans le même calendrier.
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Cette série de communiqués illustre l’ancrage définitif de la digitalisation au sein des services publics. En imposant ces téléprocédures, l’administration fiscale centralise une multitude de régimes autour d’une seule et même échéance commune. La fin du mois d’avril s’impose ainsi comme une période stratégique cruciale pour tous les acteurs économiques, sommés de se mettre en conformité en ligne.