Maroc : vers l’interdiction des applications de covoiturage à Meknès

1er mai 2022 - 17h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

Meknès envisage d’interdire les applications de covoiturage en raison des tensions entre les chauffeurs de taxi et les sociétés offrant ce service de mise en relation de conducteurs et voyageurs.

Dans un mémo interne, le gouverneur de Meknès fait part de son intention d’interdire les applications de covoiturage comme Uber ou Careem, fait savoir Morocco Word News. Cette note fait suite aux plaintes des comités syndicaux représentant les intérêts des chauffeurs de taxi de la ville. Ils affirment n’avoir pas les licences et les qualifications nécessaires pour effectuer le travail. « Ces pratiques sont contraires à la loi et ont un impact négatif sur le processus normal de ce secteur hautement réglementé, indique le mémo. Il s’agit en outre d’une concurrence non réglementée qui pourrait nuire collatéralement aux principes d’égalité des citoyens. »

À lire : Maroc : vers la création d’une application dédiée au transport touristique

Depuis l’apparition des applications de covoiturage au Maroc, les tensions sont vives entre les chauffeurs de taxi et ceux qui proposent ces applications. Les conducteurs dénoncent une concurrence déloyale et critiquent les sociétés de covoiturage pour le manque de surveillance réglementaire. Les entreprises comme Careem ont beau tenter d’apaiser les tensions en trouvant des accords avec les conducteurs pour que ceux-ci utilisent leurs applications mais la cohabitation demeure quasi impossible.

Sujets associés : Meknès - Transport en commun

Aller plus loin

Les chauffeurs de petits taxis de Fès très gourmands

À partir de ce dimanche 21 février, les chauffeurs de petits taxis de Fès entendent revoir leurs tarifs à la hausse, fixant de façon unilatérale, le montant de la course en...

Maroc : des chauffeurs de taxi manifestent, chaines au cou

Les chauffeurs de taxi de la région de Rabat-Salé-Kenitra ont manifesté, chaines au cou, contre les mesures sanitaires imposées par le gouvernement.

Maroc : vers la création d’une application dédiée au transport touristique

Pour relancer le secteur touristique déjà plombé par la crise sanitaire au Maroc, la Fédération nationale du transport touristique au Maroc veut expérimenter une application...

Nouveaux bus à Casablanca : les chauffeurs de grands taxis en colère

La mise en service des nouveaux bus dans Casablanca et sa périphérie n’est pas du goût des chauffeurs de grands taxis qui y exercent. Ils ont décidé d’entraver le trajet de ces...

Ces articles devraient vous intéresser :

Bus électriques : Pari raté du Maroc ?

Alors que la mise en place d’un écosystème de production locale de bus électriques présente de nombreux avantages dont profitent certains pays, le Maroc est encore à la traîne.

Maroc : Laftit veut mettre fin à « l’héritage » des agréments de taxis

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a décidé d’encadrer le transfert des agréments des taxis. De nouvelles conditions ont été ainsi définies.

Du nouveau pour le TGV Agadir-Marrakech

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a confié au bureau d’études LPEE les travaux de reconnaissance géologique, hydrogéologique et géotechnique nécessaires aux études d’avant-projet sommaire (APS) de la liaison ferroviaire grande vitesse...