Maroc : un nouvel impôt dans l’immobilier ?
Face aux rumeurs évoquant un nouvel impôt sur le logement au Maroc, les autorités démentent. Il s’agit uniquement d’un transfert de gestion vers la Direction générale des impôts (DGI) et d’une numérisation du paiement, sans changement des règles tarifaires.
La confusion a récemment gagné les Marocains concernant la taxe d’habitation, perçue à tort comme un prélèvement inédit. En réalité, cette perception découle d’un changement organisationnel majeur opéré depuis juin 2025. La gestion et le recouvrement de cet impôt ne sont plus assurés par les communes territoriales, mais relèvent désormais de la tutelle directe de la Direction générale des impôts. Cette transition abandonne les méthodes de paiement traditionnelles au profit exclusif de plateformes électroniques, dans une démarche claire visant à moderniser l’administration fiscale et à simplifier les démarches des contribuables.
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Malgré cette réorganisation administrative, le mode de calcul de l’impôt demeure strictement identique et s’appuie toujours sur la valeur locative annuelle du bien immobilier. Le système maintient son fonctionnement basé sur un barème progressif structuré en trois tranches d’imposition, fixées à 10 %, 20 % et 30 %. Afin de préserver les ménages les plus modestes, l’administration fiscale conserve également l’exonération totale en vigueur pour l’ensemble des propriétés dont la valeur locative ne franchit pas le seuil des 5 000 dirhams.
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Les propriétaires continuent de bénéficier des allègements historiques, notamment l’abattement décisif de 75 % accordé sur la résidence principale. À titre d’exemple, pour une valeur locative de 40 000 dirhams, le montant exigé chutera à environ 500 dirhams pour une habitation principale, contre près de 5 500 dirhams pour une résidence secondaire. Le maintien des exonérations temporaires, comme la gratuité de cinq ans pour les logements neufs, confirme que cette réforme se limite à la digitalisation des services. La principale interrogation des observateurs porte désormais sur la capacité des citoyens à s’approprier ces nouveaux outils numériques.