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Maroc : la police enquête après les menaces visant la communauté homosexuelle

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26 avril 2020 - 22h30 - Société

Des données privées visant la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), ont fuité et font polémique dans le royaume. La police, qui s’est auto-saisie du dossier, a ouvert une enquête préliminaire pour « incitation à la haine et à la discrimination ».

Dans une déclaration à l’AFP, le porte-parole de la DGSN a indiqué que « la publication par un individu d’un contenu numérique » portant « atteinte aux systèmes de traitement automatisé des données », a suscité l’ouverture de cette enquête. Il précisera que la police est disposée à « enregistrer et traiter toutes les plaintes déposées par les plaignants, conformément à la législation en vigueur ».

Dimanche dernier, un collectif réunissant une vingtaine d’associations de défense des droits humains, a manifesté contre une « campagne de diffamation » et « d’intimidation » aux conséquences désastreuses aggravées par ce contexte de confinement.

Sofia Taloni, une transsexuelle marocaine résidant en Turquie, est derrière cette « chasse aux sorcières ». Elle administre un compte Instagram qui a publié une série de vidéos révélant l’identité sexuelle de dizaines de personnes sans leur consentement. De même, elle a diffusé des photographies et des adresses ou des numéros de téléphone de ces personnes, récupérés sur différentes applications de rencontres comme Grindr ou PlanetRomeo.

Au Maroc, la loi incrimine l’homosexualité à travers l’article 489 du code pénal qui prévoit une peine de prison allant de six mois à trois ans de prison. En 2018, 170 personnes ont été poursuivies pour homosexualité, indiquent des chiffres officiels.

Mots clés: Enquête , Homosexualité Maroc , Prison

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