Une première au Maroc : Des policiers en grève

- 23h53 - Maroc - Ecrit par : L.A

Inimaginable il y a quelques temps, des policiers parviennent à exprimer ouvertement leur mécontentement. Certains viennent même d’observer une grève à Oujda. D’autres ont fondé un syndicat virtuel.

Des policiers en grève au Maroc ? C’est du jamais vu. Pourtant, c’est ce que 80 policiers viennent de faire à Oujda. Le mercredi 19 septembre, ils ont refusé de travailler. Raison de leur colère : ils n’ont pas bénéficié de la dernière opération de promotion interne des agents de police et se considèrent lésés. Leur action, la deuxième du genre en une semaine, n’est pas passée inaperçue.

En apprenant l’information, le directeur général de la sûreté nationale, Charki Draïss a diligenté une enquête.

Certaines sources révèlent que la coercition à l’encontre des grévistes serait exclue en attendant de savoir s’ils méritaient réellement d’être promus et si c’est bien vrai que d’autres qui ne le méritaient pas ont effectivement bénéficié de la promotion.

Cette enquête est entourée de toute la confidentialité possible. La direction de la sûreté nationale a mal pris le fait que l’information relative à la grève des policiers soit parvenue à la presse.

En tout cas, le malaise ressenti par les agents de la sûreté nationale n’est plus un secret pour personne. Il y a quelques jours, certains parmi eux ont lancé, anonymement, un site web. Lequel se présente comme étant le « site non officiel des policiers marocains ». Son contenu montre qu’il s’agit d’un syndicat virtuel.

Contournent ainsi la loi qui interdit à tout porteur d’arme au Maroc de constituer un syndicat, ceux qui sont derrière la mise en ligne du site le destinent à tous les policiers qui « veulent s’exprimer sur leur situation professionnelle et sociale ». Ils l’ouvrent aussi à tous les agents qui veulent « dénoncer l’oppression et les menaces dont ils sont victimes de la part de certains responsables arrogants ».

Là encore, c’est la promotion interne qui est à l’origine de la colère. « Des centaines de policiers qui s’attendaient à voir leur nom parmi les promus, ont fini par se rendre à l’évidence. Ces responsables de la direction des ressources humaines et à leur tête notre cher ami Abdelaziz Samel, ont bel et bien réussi une belle harira quelques jours seulement avant le début du mois de ramadan. Entre harira et bissara, il n’y a qu’un pas, et tout le monde vomit sur la poitrine », peut-on lire sur le site.

Qui est derrière ce site ? C’est là une question qui doit bien tarauder les dirigeants de la sûreté nationale. Les mystérieux policiers « syndicalistes » leur répondent : « Nous sommes des policiers marocains qui ont perdu patience devant l’humiliation, l’injustice et la marginalisation ». N’est-ce pas clair ?

Le Reporter - Mohamed Zainabi

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