Un Marocain arrêté pour proxénétisme à Melilla

- 16h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

La police de Melilla a démantelé un réseau d’exploitation sexuelle de femmes marocaines en situation irrégulière. Le chef du réseau, un Marocain de 38 ans, a été placé en détention provisoire.

Cette opération, qui est l’œuvre de l’Unité centrale contre les réseaux d’immigration illégale et les faux papiers (UCRIF), a permis de démanteler ce réseau qui opérait dans un immeuble du centre de Melilla, où des femmes marocaines sans papiers étaient exploitées sexuellement, indique la police locale dans un communiqué. L’immeuble servait aussi de lieu de consommation de drogue.

Le réseau a profité de la situation d’extrême précarité et de vulnérabilité sociale et économique des victimes, pour les soumettre à la prostitution. Le proxénète avait droit de vie et de mort sur ces femmes marocaines qui, en plus de lui donner la moitié de l’argent obtenu pour chaque service sexuel, devaient lui payer 500 euros par mois pour l’hébergement. Elles subissaient aussi des traitements dégradants et parfois même, des agressions physiques et verbales de la part du mis en cause qui menaçait de les dénoncer aux autorités pour qu’elles soient expulsées du pays.

L’une des victimes, âgée de 19 ans, mais avec une apparence d’enfant, était proposée à prix d’or aux clients à qui le mis en cause la faisait passer pour une mineure. Elle a été aussi forcée à consommer de la cocaïne pour, lui disait-il, faire face à la situation.

L’accusé est coutumier des faits. Selon la Cour d’instruction de Melilla en charge de l’affaire, il avait déjà fait l’objet de deux arrestations pour les mêmes délits. L’enquête se poursuit et pourrait conduire à d’autres interpellations par l’UCRIF.

  • Libération de plusieurs Marocaines séquestrées dans la région d'Almeira

    La police espagnole vient de démanteler un réseau criminel spécialisé dans la traite d'êtres humains, et coupable d'enlèvement, de séquestration et d'exploitation sexuelle de ressortissantes marocaines et subsahariennes. L'opération a été rendue possible grâce à une série d'investigations menées par les policiers espagnols depuis juin 2020.

  • La situation des femmes-mulets décortiquée

    Dans un rapport publié lundi 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, l'Association andalouse des droits de l'homme (APDHA) demande que les droits des milliers de femmes-mulets soient respectés en cette période de crise sanitaire qui a conduit à la fermeture des frontières.

  • Deux Marocains arrêtés pour trafic de migrants à Melilla

    La police espagnole a arrêté deux Marocains pour avoir fait entrer illégalement par la mer des migrants à Melilla. Ils seront poursuivis pour violation des droits des étrangers.

  • Ceuta et Melilla craignent une exclusion aérienne de la part du Maroc

    Le parti d'extrême droite Vox continue d'insister pour que l'Exécutif espagnol prenne toutes les dispositions pour défende la souveraineté de Ceuta et Melilla contre une tentative de revendication de ces enclaves par le Maroc.

  • Melilla : des faux pères espagnols pour des bébés marocains

    Un réseau de femmes marocaines actif dans la falsification de documents de paternité de leurs enfants vient d'être démantelé par la police espagnole à Melilla. Ces femmes enceintes traversent la frontière pour accoucher et trouver un père fictif de nationalité espagnole, pour inscrire leur bébé dans le registre civil.

  • Trafic de migrants : un militaire arrêté à Melilla

    La police nationale espagnole a démantelé un réseau criminel dédié au trafic de migrants par bateau et en jet-ski, du Maroc vers Melilla. En tout, quatre Espagnols dont un militaire en service ont été arrêtés.

  • Un Marocain à la tête d'un réseau de trafic de drogue démantelé en Espagne

    La police espagnole a démantelé dimanche un réseau de trafic de drogue dans le nord du pays. L'opération a permis d'interpeller 13 personnes de nationalité marocaine, espagnole, bulgare et néerlandaise et de saisir 700 kilos de cocaïne et environ 300 000 euros.

  • Bloqués à Melilla, des Tunisiens reviennent illégalement au Maroc

    Le Tunisien Yacoub (nom d'emprunt), 30 ans, envisage, comme beaucoup de compatriotes avant lui, de passer par-dessus la clôture à la frontière de Melilla pour rejoindre le Maroc. Il n'en peut plus de sa vie de sans-papiers à Melilla, qui ne lui permet pas de travailler ni de poursuivre ses études.

  • Melilla compte sur l'Europe pour faire pression sur le Maroc

    La Confédération des employeurs de Melilla (CEME-CEOE) dénonce la fermeture unilatérale par le Maroc du poste douanier et entend saisir le Conseil de l'Europe « pour qu'elle contraigne le Maroc à autoriser à nouveau les importations ».

  • Espagne : le gouvernement rejette l'idée d'une menace marocaine de prendre Ceuta et Melilla

    Le parti d'extrême droite Vox exige du gouvernement une plus grande sécurité dans les villes de Ceuta et Melilla. En réponse, le gouvernement promet d'allouer les ressources nécessaires aux frontières, mais réitère au parti qu'« il n'y a pas de menace du Maroc d'annexer Ceuta et Melilla à son territoire ».