Des ouvrières marocaines , victimes collatérales de la fermeture des frontières

- 23h20 - Espagne - Ecrit par : I.L

Sur un total estimé à 16 500 ouvrières saisonnières marocaines travaillant dans la cueillette des fraises en Espagne pour la saison 2020, seul un groupe de 7 086 personnes a pu rejoindre Huelva, compte tenu du contexte actuel.

L’effectif a diminué suite à la décision marocaine de fermer les vols à destination et en provenance du Maroc, a indiqué Abdelmoumen Madani, directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC). À l’en croire, le dernier groupe a été envoyé le 12 mars, et travaille dans des conditions favorables et dans le respect total des mesures sanitaires initiées par les organismes de santé pour éviter toute contamination.

D’après le responsable de l’ANAPEC, les ouvrières travaillent tout en étant confinées dans les champs, loin des villes. "Le risque de contamination est donc faible. Les espaces entre les lignes de culture dépassent 2 mètres. Également, leurs chambres accueillent au maximum six personnes. Il n’y a donc pas d’entassement. Elles vivent dans un environnement protégé", a-t-il rassuré.

Pour Abdelmoumen Madani, sa structure continuera à suivre l’évolution de la situation (au Maroc et à l’étranger, NDLR). "Si les choses rentrent dans l’ordre avant la fin de la saison 2020, les autres ouvrières suivront", a-t-il promis.

Dans un communiqué, il a invité les ouvrières qui n’ont pas pu effectuer leur vol à rester confinées chez elles et à éviter de se déplacer au niveau des agences ANAPEC, sauf pour déposer les dossiers de visa ou pour avoir des informations. "L’Agence vous tiendra au courant de toutes les nouveautés concernant vos dossiers par téléphone” a-t-il ajouté.

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