Une méthode marocaine d’enseignement impressionne en France

- 06h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Lors d’une conférence internationale tenue à Paris sur les meilleures pratiques pour inspirer des réformes, le Maroc a mis en avant ces nouvelles méthodes d’enseignement.

Le Maroc, un exemple pour la France en matière de tests internationaux ? En marge de la conférence internationale du Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) tenue mercredi dernier à Paris, Moulay Youssef El Azhari, directeur de l’action pédagogique au ministère marocain de l’Éducation nationale, a expliqué que le Maroc a mis en place depuis deux ans une approche radicalement nouvelle qui a revu intégralement le système scolaire, y compris les programmes et la formation. Une évaluation indépendante a montré un indice de progression très fort des élèves marocains, auparavant dans le bas du classement des tests internationaux (Pisa, Pearls, Timss…), a-t-il relevé.

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Le nouveau système comprend des évaluations au début de chaque année de primaire, puis une période de travail en groupe de niveaux de six semaines, avant de reprendre en classe pleine. Le gouvernement marocain a procédé à un investissement « significatif », notamment pour améliorer la rémunération des enseignants, a fait savoir El Azhari, sans toutefois communiquer des chiffres. Le Maroc entend en outre étendre son nouveau système dans les années à venir.

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Comme le Maroc, le Portugal a également mis en avant ses nouvelles méthodes d’enseignement lors de cette rencontre scientifique. Outre l’investissement des gouvernements dans l’éducation, la valorisation de l’enseignement et des professeurs dans toute la société compte dans la performance d’un système éducatif, comme la stabilité des politiques éducatives, a souligné Joao Marôco, professeur à l’Université lusophone. Matthieu Lahaye, chef de service de l’instruction et de l’action pédagogique au ministère de l’Éducation nationale, abonde : Il faut éviter le système de balancier » et « trouver un consensus pour concevoir une politique cohérente sur dix, vingt, trente ans ». La France est encore à la traîne en la matière. S’inspirer des modèles marocain et portugais pourrait lui permettre de mettre à la succession de réformes parfois contradictoires.

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