Ruée des migrants marocains vers la France en ces temps de Covid-19

- 10h20 - France - Ecrit par : S.A

Ils sont nombreux ces migrants maghrébins qui rallient clandestinement la ville de Perpignan chaque jour en ces temps de Covid-19. Les associations caritatives sont débordées par cet afflux.

« On a remarqué pendant le confinement, c’était à peu près vers les mois d’avril/mai une arrivée massive de migrants originaires d’Afrique. Au début on s’est dit ça va se calmer, ça va passer et en fait on en voit de plus en plus », confie à France bleu Fatouma Miloud Hocine, vice-présidente de l’association « Au cœur de l’humanité 66 ». Sur son vélo, elle vient en aide à ces migrants en difficulté chaque jour. « On voit des femmes et des enfants sans rien. On ne peut pas leur refuser de l’aide sous prétexte qu’ils n’ont pas de papier ou qu’ils ne sont pas des sans-abris. On est une association humanitaire, on doit aider tout le monde », dit-elle.

Sylvie Ribeil, une amie de Fatouma apporte aussi son soutien aux migrants. Avec son association Les Petits Bouts 66, elle distribue des habits pour bébé, des couches et de la nourriture. « Je voyais des enfants en plein hiver pieds nus dans la rue, les mains gelées. Leur maman sans argent, ni nourriture. À ce moment-là avec des amis on avait pour projet d’ouvrir un restaurant associatif, on ne pouvait pas à cause du Covid, alors j’ai décidé de créer cette association pour les mamans sans papiers et leurs enfants. »

Depuis janvier, son association aide les mamans quatre jours par semaine. Haya, une femme enceinte originaire du Maroc, est l’une des bénéficiaires des Petits Bouts 66. « Nous avons trouvé une baignoire pour ton bébé et des habits chauds parce qu’il pourra faire encore un peu froid ces prochaines semaines », lui a dit Sylvie.

Étienne Stoskopf, préfet des Pyrénées-Orientales tente d’expliquer les raisons qui sous-tendent cet afflux : « C’est vrai qu’à la frontière pyrénéenne il y a une pression migratoire qui est en augmentation depuis plusieurs années. Moi, je ne le date pas des mesures prises pour faire face à la crise sanitaire. En réalité depuis 2019, année qui correspond au pic d’interpellations, on fait face à une augmentation qui est longue et qui est lourde pour les autorités. […] On ne sait pas exactement quelles sont les conséquences de ces mesures sanitaires […] mais on peut penser que ça en a ».

  • Le rêve brisé des migrants en France

    De nombreux hommes et de femmes originaires d'Afrique du Nord choisissent d'immigrer en France via l'Espagne, au péril de leur vie, à la recherche d'un avenir meilleur. Une fois sur le sol français, ils font face à de nombreuses désillusions.

  • Nouvel afflux de migrants marocains aux Îles Canaries

    Après une brève accalmie, l'immigration clandestine vers les Îles Canaries aurait repris de plus belle. De plus en plus de jeunes marocains empruntent à nouveau cette voie pour rejoindre l'Espagne.

  • France : une mamie d'origine maghrébine sauve un nouveau-né

    Une mamie d'origine maghrébine a sauvé la vie à un bébé d'un mois et demi qui suffoquait dans un foyer d'hébergement d'urgence Coallia des Mureaux. Un drame évité de justesse.

  • Le rêve de la Marocaine Aïcha Errazani pour son village natal

    Avec son association « Les Racines de Tessanou », la Marocaine Aïcha Errazani apporte aux habitants de Tazarin un soutien matériel afin de les aider à lutter contre le froid. Résidant à Villerbanne en France, elle n'oublie pas ses racines et ne rate aucune occasion de contribuer au développement de cette région située dans le Haut-Atlas.

  • A Bab Sebta, l'angoissante attente des mamans

    L'angoisse gagne les rangs de nombreuses mères marocaines qui attendent le retour de leurs enfants qui ont pris part à l'expédition à la nage ou à pied vers Ceuta. Elles sont sans nouvelles et ne savent pas ce qu'ils sont devenus, s'ils ont été hébergés dans les centres d'accueil ou s'ils font partie des nombreux autres jetés à la mer ou refoulés vers le Maroc.

  • L'Espagne et le Maroc rapatrient les migrants marocains

    La police nationale espagnole a lancé mardi une opération de rapatriement de migrants marocains qui ont tenté récemment de rejoindre en masse Ceuta à la nage. Ces retours qui ne sont pas des expulsions, sont effectués d'un commun accord entre les gouvernements espagnol et marocain. Déjà une trentaine de Marocains ont été rapatriés.

  • La mosquée de Mantes-la-Jolie héberge des SDF

    Depuis quelques jours, la mosquée de Mantes-la-Ville accueille les sans-abris sans distinction de religion en cette période de grand froid. Elle leur offre également des repas chauds.

  • À Ceuta, les migrants vivent de la générosité des habitants

    Débarquant par milliers à Ceuta, les migrants posent un véritable problème humanitaire. Même si certains ont été renvoyés au Maroc et que d'autres, des mineurs, ont été hébergés dans des centres, il reste de nombreux enfants et adolescents qui errent dans les rues de l'enclave, survivant grâce à l'aide des habitants.

  • La situation des Marocains à Melilla est alarmante

    La crise migratoire déclenchée par l'arrivée massive en mai des migrants marocains à Ceuta, affecte aussi Melilla. Le gouvernement de la ville autonome est dépassé par le flux d'entrée massif de migrants, notamment des mineurs, sur son territoire, faute d'infrastructures adéquates et de moyens pour assurer leur prise en charge.

  • Vers la dissolution de Génération identitaire ?

    Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, promet de dissoudre Génération identitaire « si les éléments sont réunis ». Il a mis à l'étude la dissolution du mouvement à cause des opérations anti-migrants récemment organisées dans les Alpes et les Pyrénées.