Benkirane : "Le 20 février est un phénomène social et non un mouvement"

- 17h40 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

"Les mouvements de contestation se sont calmés progressivement au Maroc", a déclaré le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, à la chaîne satellitaire Al Arabiya. D’après lui, le 20 février est plutôt "un phénomène social qu’un mouvement organisé, qui refuse de dialoguer".

"Les protestations ont presque pris fin, si ce n’est quelques dépassements enregistrés dans certaines régions du pays, (...), les citoyens marocains ont réagi raisonnablement et avec prudence face aux manifestations qui secouent le pays depuis plus d’un an", a affirmé Abdelilah Benkirane dans une interview exclusive accordée à Al Arabiya la semaine dernière.

"Toutefois, en cas de dérive sécuritaire, comme c’était le cas à Bni Bouâyach, au Nord-Ouest du pays, où des manifestants ont bloqué les routes, les autorités se doivent d’intervenir car elles représentent tous les citoyens", a souligné Benkirane selon qui aucune violence n’a été enregistrée à ce titre.

D’après le Chef du gouvernement, les Marocains sont sortis manifester le 20 février 2011, pour revendiquer des réformes et faire comprendre que le Maroc était lui aussi concerné par ce qui se passe dans le monde arabe.

Le Roi Mohammed VI a réagi en annonçant de profondes réformes dans son discours du 9 mars 2011. Ces réformes ont donné naissance à une nouvelle Constitution et un gouvernement disposant de larges prérogatives, conclut Benkirane.

  • Abdelilah Benkirane menace Al Adl Wal Ihssane

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, serait en colère contre Al Adl Wal Ihssane, en raison de sa participation à plusieurs mouvements de contestation au Maroc.

  • Benkirane et Akhannouch en froid ?

    Le ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch aurait provoqué la colère du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, en soumettant au cabinet royal une liste de nominations de directeurs dépendant de son département.

  • Benkirane à la marche pour la Palestine à Casablanca

    Des milliers de personnes se sont donné rendez-vous dimanche à Casablanca, pour participer à la marche nationale pour Al-Qods, avec à leur tête le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

  • Abdelilah Benkirane a t-il violé le code de la route ?

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane aurait été flashé samedi, pour excès de vitesse, à la sortie de la ville de Fès.

  • Benkirane interdit au parlement

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a été interdit d'entrée à la deuxième chambre du parlement cette semaine, où il devait s'exprimer devant les conseillers.

  • Benkirane : "Les Rois sont souvent entourés d'adversaires"

    "Les Rois sont souvent entourés de leurs adversaires", lesquels sont les premiers à quitter le navire en cas de problème, a affirmé dimanche le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

  • Le mouvement 20 février veut dialoguer avec Abdelilah Benkirane

    Le Mouvement du 20 février a finalement répondu favorablement ce mardi aux multiples appels du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, pour ouvrir un dialogue, mais sans lignes rouges, affirme Najib Chaouki, un militant du mouvement 20 février.

  • Benkirane voit certaines presses en ennemi

    "Notre principal ennemi, ce ne sont pas les partis politiques, mais certaines presses qui complotent contre le gouvernement", a affirmé Abdelilah Benkirane mardi à Casablanca, comparant ceux qui veulent le décrédibiliser à des "crocodiles".

  • Abdelilah Benkirane et le baiser du scandale

    Le baiser fait à Abdelilah Benkirane par l'épouse de l'ambassadeur américain à Rabat, Samuel Kaplan, lors de l'inauguration de l'Aeroexpo de Marrakech, a valu de nombreuses critiques au chef du gouvernement, connu pour ses tendances islamistes modérées.

  • Diplômés chômeurs, rentrez chez vous !

    Abdelilah Benkirane s'en est violemment pris aux diplômés chômeurs habitués des manifestations devant le Parlement et les ministères, lors d'un meeting à Skhirat. Selon le Chef du gouvernement, plus aucun poste dans la fonction publique ne sera accordé sous pression de la rue et sans concours.