L’ombre de la cocaïne derrière des rachats immobiliers à Casablanca et Tanger
L’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) enquête sur de nouveaux promoteurs immobiliers à Casablanca et Tanger, soupçonnés de blanchiment d’argent issu du trafic de cocaïne.
L’achat récent de projets « en difficulté » par ces nouveaux promoteurs, a éveillé les soupçons des enquêteurs financiers qui ont passé au crible la situation fiscale des concernés basés à Casablanca et Tanger, avec la collaboration de la Direction générale des impôts (DGI). Les investigations ont révélé des flux financiers suspects sur des comptes communs aux noms de sociétés, dans une période coïncidant avec l’arrivée de nouveaux actionnaires. Ces montants ont servi au remboursement de dettes, souvent frappées de saisies conservatoires par des banques ou des fournisseurs, fait savoir Hespress.
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Les enquêteurs financiers ont découvert que ces nouveaux promoteurs immobiliers se font assister par des cabinets comptables qui évaluent la solidité réelle des projets avant leur acquisition. Ces projets en difficulté sont situés dans des zones stratégiques, ce qui facilite leur revente et un retour rapide sur investissement. De plus, ces acquisitions ont été réalisées sur fonds propre, sans financement bancaire, dans un contexte de hausse des coûts de construction et de main-d’œuvre. De quoi attirer l’attention des contrôleurs.