Opération Transit 2002 : modernisation de l’infrastructure d’accueil des M.R.E.

- 02h54 - Maroc - Ecrit par :

Menée tambour battant encore que rondement, l’opération de retour au pays des vacanciers marocains installés à l’étranger ! Enclenchée à la mi-juin, c’est-
à-dire une décade avant le terme du calendrier normal, elle a démarré plus fort qu’ à semblable période de l’année précédente.

A la fin de la première semaine de juillet, ce sont déjà quelque cinq cent mille personnes et plus de cent mille voitures qui ont transité par les différents centres d’accueil.
A semblable période de l’an 2001, pourtant année record qui a enregistré le double passage de quelque deux millions de MRE , ils étaient grosso modo moins de 10%. Cependant, ce rythme ne semble pas émouvoir outre mesure les différents opérateurs qui participent à l’accueil.
De la Fondation Mohammed V pour la solidarité, aux services des douanes et de la police en passant par l’incontournable ODEP, tous sont confiants : l’opération transit 2002 sera une réussite. L’Office, en particulier, semble s’être surpassé pour offrir aux MRE un produit plus adapté à leurs besoins. Forts d’une expérience acquise sur le terrain au cours de longues années de veille quotidienne, ses services portuaires installés à Tanger et à Nador, avant-postes de son dispositif de réception parlent avec assurance de rapidité et de qualité. « Ce que les MRE demandent quand ils arrivent chez nous quasiment exténués par de longues journées de conduite automobile et de repos à peine pris, c’est la rapidité et la qualité. Il veulent être vite et bien servis afin d’être au plus tôt parmi les leurs. De cette double exigence, nous avons fait notre credo. »
Vite et bien. A Tanger comme à Nador, principales portes d’entrée au pays pour les M.R.E, on croirait ces objectifs inscrits dans la configuration du terrain. A Nador, c’est la nouvelle gare maritime qui agence l’espace et organise le temps.
D’une capacité d’accueil annuelle frisant le million et deux cent cinquante mille usagers, elle offre la possibilité d’en servir dix mille d’un seul mouvement grâce à ses quais en « T » qui permettent l’accostage de plusieurs bateaux-ferries en même temps.
Un maître atout , de surcroît admirablement conforté par le fait que la plupart des services administratifs sont installés en série sur une aire relativement réduite à l’intérieur d’un grand hall aux dimensions pharaoniques. Conséquence : la gare offre des possibilités de fluidité inespérées.
A l’ODEP, on n’est pas peu fier de cet investissement qui, jouxtant les relativement modestes installations de Melillia , devrait amener plus de monde à Nador.
Mais, si elle n’a pas le panache de Nador, l’infrastructure d’accueil réalisée à Tanger ne s’en signale pas moins à l’attention par un usage judicieux de l’espace offert. Parce que le port est pris en tenaille par les vieux quartiers de la ville et qu’il est pratiquement inextensible, l’office a dû maximaliser au possible l’utilisation du terrain. Il n’empêche. En recourrant au vieux « système D », les autorités portuaires ont doublé les voies de transit. Outre la voie pérenne , au demeurant dotée d’un équipement des plus modernes avec ces rampes hydrauliques qui se mettent au niveau de n’importe quel bateau et son grand tunnel d’embarquement et de desserte, l’ODEP a installé des espaces couverts mobiles offrant les mêmes services. « Ce n’est évidemment que du provisoire, dit-on de source proche du port. Les projets sont là, seuls manquent les budgets. Nous avons attendu assez longtemps pour espérer qu’ils seront enfin débloqués. La situation est assez sérieuse aujourd’hui pour qu’on s’en inquiète. »
Cette inquiétude, les gens de l’office ne sont pas les seuls à en faire montre. La capitainerie du port, la Fondation Mohammed V pour la solidarité, pour ne citer qu’elles, pensent également que plus vite on se met à la tâche et mieux c’est. Car une chose est sûre : de plus en plus nombreux sont les usagers qui s’étonnent que la qualité des prestations qui leur sont offertes dans leur pays ne soient pas de la même veine que celles dont ils ont bénéficié chez leurs hôtes étrangers. « Les MRE aiment leur pays. Ils le prouvent chaque jour. Mais, s’ils veulent bien venir, il faut leur montrer qu’on les y attend les bras ouverts. C’est cela la philosophie qui guide notre action : montrer aux nôtres que leurs sentiments sont payés de retour. » aiment t-on répéter à l’Odep. Avec conviction et détermination puisque qu’il réalise à ses frais même la partie de l’infrastructure d’accueil dans laquelle siègent les autres services et qu’il la leur offre sans contrepartie.

Source : lematin.ma

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