Pourquoi vos oranges vont devenir plus chères

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Les inondations au Maroc ont dévasté les plantations d’agrumes dans le Gharb et le Loukkos. Entre asphyxie racinaire et pertes d’arbres, les producteurs alertent sur une chute de production qui impactera durablement les exportations et le marché local.

La fédération interprofessionnelle marocaine des agrumes a mis en garde contre une baisse massive de la production de fruits. Près d’un tiers des plantations risquent l’asphyxie racinaire en raison de la stagnation prolongée des eaux. Cette situation dégrade les revenus des agriculteurs et réduit mécaniquement les volumes disponibles pour le commerce international, fait savoir FreshPlaza.

Lire plus : Baisse inquiétante de la production d’agrumes au Maroc

L’impact est particulièrement sévère car de nombreuses exploitations sont restées immergées durant de longues périodes. Dans le Souss, le calendrier des précipitations a été défavorable : arrivées sur des fruits déjà matures, les pluies ont eu un effet négatif immédiat sur la récolte de cette saison.

« La filière des agrumes est en crise structurelle en raison de problèmes de rendement. C’est aussi une filière où les effets des pluies mettront longtemps à se faire sentir, peut-être des années », souligne un exploitant interrogé par la même source.

L’épuisement des nappes phréatiques empêche une récupération rapide, et le processus de replantation des vergers arrachés durant les années de sécheresse sera long. En pépinière, l’activité ralentit faute de nouvelles commandes. Par ailleurs, les perturbations portuaires liées au climat ont freiné les expéditions en début d’année, aggravant les difficultés logistiques d’un secteur déjà fragilisé.

Lire plus : L’export d’oranges marocaines menacé

Malgré l’ampleur des dégâts matériels, les producteurs saluent la mobilisation des services de l’État. L’efficacité des opérations de secours menées par les Forces armées royales, la gendarmerie et la protection civile a permis de soutenir les populations locales dans les zones les plus durement touchées par les inondations.

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