A peine arrivé au Maroc, Yango plie bagage

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Faute d’autorisation préalable, l’application mobile du VTC Yango, en expérimentation depuis avril dernier, a été interdite dans la région de Casablanca et donc contrainte de quitter le Maroc.

Après Uber, c’est au tour de Yango de mettre fin à ses activités au Maroc, pour les mêmes raisons. Les deux entreprises ont commencé à exercer « sans autorisation préalable ». « Compte tenu de la nature de ses activités qui constituent une violation de la réglementation relative au transport routier et vu les dangers du transport clandestin, la Wilaya de la région Casablanca-Settat fait savoir à l’ensemble des citoyens que l’activité de cette société est illégale », indiquait un communiqué des autorités locales en date du 11 juillet.

Les autorités de la région ont également prévenu les chauffeurs VTC « faisant affaire avec des sociétés de transport non autorisées » qu’ils encourent « des sanctions administratives et légales dans le cadre de la réglementation et de la supervision des conditions d’exercice des services de transport public de personnes ».

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Les économistes se sont penchés sur la question. Hicham Alaoui, CEO d’Allianz Trade, précise que le secteur du transport public de personnes est « particulièrement réglementé au Maroc » et que tout investisseur doit « se munir des autorisations appropriées afin de pouvoir mener à bien son activité dans le plus strict respect de la souveraineté économique du pays ». L’économiste estime qu’il est urgent « de trancher le sujet épineux du secteur des taxis dans notre pays. Ces derniers ont historiquement bénéficié d’un monopole de fait au titre du transport urbain et péri-urbain des voyageurs », rapporte Challenge.

L’économiste Mehdi Fakkir souligne pour sa part que lorsque le modèle économique des plateformes de mobilité « a des impacts sur l’architecture socio-économique d’un pays, c’est problématique » et qu’il y a lieu de « préserver un équilibre socio-économique ».

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