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Polisario : quand les officiels algériens s’embrouillent

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12 décembre 2019 - 18h20 - Monde

La Minurso exige l’ouverture d’une enquête. Cette requête intervient après la mise en garde algérienne contre les risques terroristes et d’enlèvements d’étrangers dans les camps du Polisario.

La confusion créée par Abdelaziz Benali Chérif, chef du protocole au ministère des Affaires étrangères continue de faire des vagues. Il s’agit en effet d’une correspondance adressée à l’ONU début décembre, mettant en garde contre "les graves menaces d’enlèvements d’étrangers dans les camps de Tindouf et dans la zone tampon située à l’Est du mur marocain de défense", indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Quelques jours plus tard après sa première déclaration, le chef du protocole est revenu sur ses propos. Il affirme que son département n’en était pas à l’origine. A l’en croire, c’est le Wali de Tindouf qui serait derrière cette correspondance. Même s’il nie que son département en était l’auteur, Benali n’a cependant pas renié le contenu de la correspondance. Il a plutôt laissé entendre qu’elle serait parvenue à son département depuis la wilaya de Tindouf.

Le même quotidien, quant à lui, pointe du doigt accusateur le directeur des affaires protocolaires du MAE algérien, Rachid Bousmaha.

Ce que la Minurso cherche désormais à mettre à nu à travers l’enquête onusienne, c’est la contradiction flagrante des officiels algériens qui reconnaissent tout bas que les membres du Polisario sont de potentiels terroristes, avant d’affirmer tout haut qu’ils n’ont jamais dit cela, est–il encore précisé.

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