Pour la représentation politique des RME

- 14h26 - Maroc - Ecrit par :

La communauté marocaine à l’étranger représente plus de huit pour cent de la population du pays. Elle joue un rôle non négligeable dans la stabilité de l’économie nationale. Elle participe activement à l’amélioration du niveau de vie du citoyen. Toutes les familles marocaines ont, à un moment ou un autre, bénéficié directement ou indirectement de l’apport matériel des RME.

Les ressortissants marocains à l’étranger (RME) constituent aujourd’hui dans certains pays comme la Belgique, la France, les Pays-Bas, une force politique non négligeable au niveau régional. L’Etat marocain n’y est évidemment pour rien. Au contraire, nous gardons à l’esprit certains discours moyenâgeux de certaines ambassades et consulats généraux, qui interdisaient l’adoption de la nationalité européenne par les citoyens marocains et les mettaient en garde contre toute participation politique. Les RME, déracinés par l’abandon institutionnel et politique du Maroc, n’ont guère suivi ces consignes, ni les orientations politiques, et parfois religieuses, d’un pays d’origine qui se replie sur lui-même

L’absence de stratégie à moyen et long termes a fait de la politique marocaine de l’émigration un échec. En dehors d’une courte et partielle représentation des RME au Parlement en 1984, tachée d’irrégularités et de manipulations des résultats, les gouvernements qui se succédaient, n’avaient comme priorité que le transfert de devises au pays et le maintien du statu quo. Les partis politiques toutes tendances confondues, sont lourdement responsables. Toutes les promesses d’occasion ont fini par s’effacer des programmes gouvernementaux, avec la complicité de la classe politique, qui cependant, n’hésite pas à tenir un double langage face à l’opinion publique. Les RME sont donc totalement et intégralement absents et non représentés dans aucun organe décisionnel, législatif ou même consultatif du pays. Ils ne sont pas représentés dans les deux chambres parlementaires ; projet rejeté par la classe politique. Le Premier ministre, malgré sa longue escapade européenne, n’a pas retenu la leçon, il fut le premier à empêcher les RME de participer à la vie politique de leur pays. Il a mené, vis-à-vis d’eux, une politique d’exclusion sans précédent.

Aujourd’hui, à l’aune d’une ère nouvelle, il n’est plus concevable d’évoquer de faux prétextes qu’avançaient certains détracteurs de nos intérêts pour maintenir le statu quo. L’attachement des RME aux institutions suprêmes du Royaume, leurs positions déterminantes dans tout conflit, régional ou autre, impliquant le pays, suggère un intérêt particulier à leur égard. Les partis politiques, ont l’obligation de mettre en place des plates-formes et des programmes pragmatiques visant à impliquer cette frange de la population dans la vie politique marocaine. Quant à l’Etat qui a tout intérêt à entretenir avec les RME une relation fructueuse sur le long terme, il devra mettre en place une stratégie " RME " crédible par ses objectifs, ses moyens et les hommes qui la mettront en œuvre.

Source : arrif.ma

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  • Les MRE réclament une représentation politique

    En été, les MRE restent par définition un des principaux sujets de discussion. Particulièrement chouchoutés, nos compatriotes ont même eu droit à une journée nationale, la journée du migrant, qui s'est caractérisée par l'organisation d'une série de manifestations à travers le pays. Parmi celles-ci, un débat autour de la représentation politique des MRE dans les instances nationales .

  • Appel des RME pour les élections

    Les prochaines élections devront prendre en considération la participation des MRE (Marocains résidant à l'étranger). M. Abdelkader Saïd Al Figuigui, coordinateur de la FAME (Fédération des Associations des Marocains d'Europe) et de la FATCMF (Fédération des associations des travailleurs et commerçants marocains en France) attire l'attention des dirigeants gouvernementaux, politiques, syndicaux et associatifs sur quelques inquiétudes et réflexions émanant des fédérations et associations marocaines en Europe.

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  • Appel de la Fédération des amicales et travailleurs marocains en France

    La Fédération des amicales des travailleurs et commerçants marocains en France (FATCMF) a appelé la communauté marocaine résidant en France à élever le plafond de leurs investissements générateurs d'emplois au Maroc.

  • Lettre Ouverte à Monsieur le Premier ministre

    Monsieur le Premier Ministre, Durant les quatre premiers mois de l'année 2002, les Marocains résidents à l'étranger (MRE) auront transféré pour près de 10 milliards de dirhams au Maroc, soit 46,5% de plus que la moyenne enregistrée au cours de la même période durant les cinq dernières années ! C'est dire l'importance de leur contribution à l'économie nationale. Or, nous apprenons que nous sommes sans explication aucune privés de nos droits constitutionels à savoir : Voter, se porter candidat ou tout simplement s'inscrire sur les listes électorales. Votre politique incompréhensible nous laisse supposer que vous considérez que les (MRE) comme demi-citoyens. Que ces citoyens pourtant Marocains ne sont la que pour apporter un soutien financier à l'état et qu'il ne faut en aucun cas les impliquer dans l'administration du pays.

  • Les Marocains Résidant à l'Etranger mécontents

    “Sommes-nous seulement une vache à lait qui doit se taire et se laisser traire ?”. La question a son importance pour les deux millions et demi de Marocains Résidant à l'Etranger. Ils en veulent aux gouvernements passés qui les ont exclus de la participation à la vie législative de leur pays. Ils en veulent au gouvernement actuel. Note de bladi.net : Le reporter a publié un mail envoyé par bladi.net

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  • Le cri de cœur et de raison de l'immigration marocaine : “Je veux mon député !”

    Un collectif de Marocains animé par Alain Baghdadi a adressé à SM le Roi Mohammed VI un long manifeste daté du 27 juin 2002 dans lequel il n'hésite pas à affirmer que les RME se sentent comme des parias ou des incapables.

  • MRE : pour une représentativité au Parlement

    Le président du congrès mondial des Marocains de l'étranger, M. Saïd Charchira, a appelé à la création d'une institution gouvernementale, politique et officielle chargée des questions des citoyens marocains établis à l'étranger, leur permettant une représentativité au Parlement.