Pourquoi l’opération spéciale de rapatriement des MRE est mal partie

- 12h00 - Monde - Ecrit par : S.A

L’opération spéciale de rapatriement des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et des Marocains bloqués à l’étranger est parsemée d’embûches.

Flambée des prix de billets pour le retour par voie maritime ou aérienne, difficulté de réaliser des tests PCR, deux compagnies RAM et Air Arabia Maroc mises à contribution. Aux yeux des MRE et des Marocains bloqués à l’étranger, leur retour au pays s’avère compliqué.

«  Les tarifs ont été multipliés par 2 voire par 3 pour certains vols  », se lamente un MRE basé en France. Le prix d’un billet Paris-Casablanca pour le 15 juillet à partir de l’aéroport Charles De Gaulle est de 1307 euros pour la même date, fait savoir L’Économiste. Les billets des ferries à partir des ports de Gênes et de Sète ont été également revus à la hausse. Selon certains MRE, il faut débourser jusqu’à 3000 euros pour l’aller-retour, «  l’équivalent du budget moyen dépensé par une famille MRE pendant les vacances au Maroc  ». Avant la crise sanitaire liée au Covid-19, «  la traversée coûtait 500 euros aller-retour entre Almeria et Nador  », rappelle-t-il.

Bon nombre de MRE voient d’un mauvais œil la mise à contribution des compagnies aériennes, RAM et Air Arabia pour cette opération spéciale de rapatriement. «  Les compensations entre compagnies aériennes sont rendues impossibles par des considérations juridiques et pratiques. En conséquence, seuls sont valides les billets acquis auprès de RAM et Air Arabia  », explique le ministère des Affaires étrangères et de la coopération africaine.

La difficulté de réaliser les tests PCR et sérologiques datant de moins de 48h est l’autre problème soulevé par les MRE. Fort heureusement, la représentation du Maroc dans certains pays s’active pour régler ce problème. Au Portugal, la représentation du Maroc «  a pris contact avec un laboratoire présent dans plusieurs villes pour la mise en place d’un dispositif fluide d’accueil et de traitement ». Pour le cas des personnes souhaitant rentrer au pays en voiture via les ports de Sète et de Gênes, et dont la validité du test est inférieure au délai du trajet routier, le ministère des Affaires étrangères précise qu’un « un test PCR supplémentaire sera effectué à bord du bateau  ».

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