Rabat-Salé-Kénitra : des mesures drastiques face à la pénurie d’eau

- 14h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Des mesures drastiques ont été prises pour pallier la pénurie d’eau et limiter son gaspillage dans la région Rabat-Salé-Kénitra.

Un communiqué diffusé par la plateforme MaaDialna.ma, relevant du ministère de l’Équipement et de l’Eau renseigne sur les mesures strictes décrétées pour rationaliser l’utilisation de l’eau dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. À Rabat, l’utilisation de l’eau potable dans le lavage des rues, des places publiques, des routes, ainsi que l’arrosage des espaces verts, des jardins et des terrains de sport est interdite. L’eau traitée via un raccordement au réseau public d’eau, ou grâce aux bornes intelligentes de réutilisation des eaux sera utilisée en lieu et place de l’eau potable pour ces activités. Les nouvelles plantations de gazon naturel sont également interdites. Les hammams n’ouvrent que les jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Le remplissage des piscines publiques et privées est limité à une fois par an. Les contrevenants s’exposent à des sanctions : avertissements, fermetures temporaires, ou même du retrait de licences administratives.

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À Salé, la culture de l’herbe et l’arrosage des terrains de jeux et des espaces verts avec de l’eau potable ou des eaux souterraines sont interdits. Tout comme à Rabat, le remplissage des piscines est également limité à une fois par an et les hammams et les stations de lavage auto ne fonctionneront que quatre jours par semaine. À Khémisset, des mesures similaires ont été prises : le lavage des véhicules et des rues avec de l’eau potable est interdit, tout comme le remplissage des piscines plus d’une fois par an. La culture de gazon et des plantes consommatrices d’eau est également interdite. Les hammams et les lavages de voitures fonctionneront pendant quatre jours par semaine. Autres mesures : Plus de forage de puits et le prélèvement d’eau sans autorisation. Les collectivités locales ont l’obligation d’élaborer des programmes de réutilisation des eaux usées traitées.

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Plus de culture des deux types de pastèques (rouge et jaune) au niveau de Sidi Kacem. Il est prévu de lutter contre les prélèvements illégaux d’eau au niveau des réseaux de distribution d’eau potable, des puits, des noues, des sources d’eau et des canaux d’irrigation. Il a été également décidé de réduire le débit de 22h à 7h du matin pour les collectivités de Sidi Slimane et Sidi Yahya El Gharb, et de le suspendre pour les autres communes durant cette période. Les prélèvements d’eau sans permis, le lavage et l’arrosage avec de l’eau potable, ainsi que la culture hydrophage sont strictement interdits. Les toilettes et lave-autos n’ouvriront que pendant quatre jours par semaine. S’agissant des projets d’investissement, ils doivent présenter une étude d’impact sur les ressources en eau. Quant aux nouveaux lotissements, ils doivent séparer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales des réseaux d’assainissement.

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Selon la plateforme, ces « mesures constituent un élément essentiel d’un plan stratégique global visant à faire face au changement climatique et à la sécheresse actuelle. » Elles visent également à sensibiliser les populations à l’importance de conserver l’eau et d’assurer sa disponibilité pour les générations présentes et futures.

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