Rachida Dati brise le silence sur son « mariage forcé » de 1992
Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, est revenue ce jeudi sur son mariage forcé de 1992. Invitée du podcast « Ex… », l’ancienne garde des Sceaux a confié avoir cédé sous la pression familiale avant d’obtenir l’annulation de l’union trois ans plus tard.
L’actuelle figure de l’opposition parisienne a détaillé les circonstances douloureuses de cette cérémonie célébrée le 14 novembre 1992. Contrainte par ce qu’elle qualifie de « petite question d’honneur » vis-à-vis de son père, elle a accepté d’épouser un homme qu’elle connaissait à peine. Elle décrit une ambiance glaciale, marquée par les larmes et le malaise visible de l’officier d’état civil. « Sous pression, je dis “Oui” », a-t-elle relaté, évoquant un consentement extorqué par le poids des traditions et la peur du jugement social.
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La situation s’est rapidement détériorée après les noces, entraînant une perte de poids significative chez l’ancienne ministre, alors tiraillée entre sa détresse et le respect de l’autorité paternelle. Si son père redoutait le « qu’en-dira-t-on » et s’opposait fermement à la séparation, c’est finalement sa mère qui est intervenue le 23 décembre suivant pour mettre un terme au calvaire, refusant de sacrifier sa fille. « Je ne voulais pas me séparer, je voulais avoir l’aval de mes parents », a précisé Rachida Dati pour expliquer son incapacité à agir seule à l’époque.
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Il aura fallu trois années de procédures complexes, initiées par une main courante auprès d’un procureur, pour obtenir l’annulation officielle de ce mariage. Longtemps tenu secret, cet épisode n’a été révélé publiquement que sous la contrainte d’investigations journalistiques ultérieures. Aujourd’hui, Rachida Dati affirme avoir transformé cette épreuve intime en une « pierre pour mener des combats », plaçant la lutte contre les mariages forcés au cœur de son engagement politique.