Le rappeur Gnawi fixé sur son sort aujourd’hui

- 10h40 - Maroc - Ecrit par : I.L

Le rappeur marocain Mohamed Mounir, alias Gnawi, sera fixé sur son sort, au terme de sa deuxième comparution au tribunal de première instance de Salé, prévue ce jeudi. Selon Amnesty international, les poursuites judiciaires engagées contre ce rappeur constituent une atteinte flagrante à la liberté d’expression.

Il s’agit d’une affaire d’ « outrage » à des fonctionnaires dans laquelle Gnawi risque gros, en raison d’une vidéo dans laquelle il s’en prend à la police. Si l’interprète de la chanson, "3acha cha3b" ("Vive le peuple"), est déclaré coupable, il pourrait écoper d’une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 000 dirhams marocains.

Son arrestation a fait réagir les associations et les organismes de défense des droits humains dans le monde, qui dénoncent « une privation des libertés d’expression ».

C’est le cas d’Heba Morayef, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty international, pour qui l’artiste subit les rigueurs de la loi pour ses opinions critiques contre la police et les autorités marocaines, ce qui l’amène à exiger sa remise en liberté et l’abandon des charges retenues contre lui.

Dans sa dénonciation des poursuites judiciaires, elle estime que Gnawi a bel et bien le droit d’exprimer librement des opinions personnelles. « Même si elles sont insultantes ou choquantes, le rappeur est protégé par le droit international relatif aux droits humains. Nul ne doit être sanctionné pour avoir librement exprimé des opinions personnelles », soutient-elle.

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