Saint-Germain-lès-Arpajon : les détails glaçants du meurtre de Marwane Souidi
Le procès du meurtrier présumé de Marwane Souidi, jeune homme de 25 ans, tué le 26 septembre 2022 dans l’appartement d’un couple d’amis à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne) s’ouvre devant la cour d’assises de l’Essonne.
Impliqués dans le meurtre de Marwane Souidi, Jérémy B., 32 ans, et Agnès M., 34 ans, sa petite amie de l’époque comparaissent depuis lundi devant la cour d’assises de l’Essonne. Un procès très attendu par Zakia, la tante du jeune homme de 25 ans tué le 26 septembre 2022 dans l’appartement de ce couple d’amis. « Voir Jérémy en face et revivre tout ce qu’il a fait subir à Marwane, cela va être très compliqué et stressant », souffle-t-elle.
« Ce qu’ils lui ont fait, c’est de la barbarie », reprend Zakia. « Pourquoi autant de violences ? Comment a-t-il pu lui faire autant de mal ? », questionne-t-elle. Trois ans après les faits, elle est inconsolable. « Ils ont détruit toute une famille, rappelle Zakia. Cela ne nous rendra jamais Marwane, mais nous espérons qu’ils seront condamnés à une lourde peine. » Agnès risque jusqu’à 20 ans de prison. Jérémy, encourt, lui, la réclusion criminelle à perpétuité.
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L’assassinat du jeune Marwane s’est déroulé dans l’appartement du couple d’amis à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne) le 26 septembre 2022. Dans l’après-midi de ce jour-là, Marwane qui se trouvait seul avec Agnès, lui fait part de son souhait de partir, en raison des excès de violence de Jérémy. La jeune femme décide d’en rendre compte à son amant, technicien de maintenance à la RATP. Celui-ci était déjà parti travailler. D’après le témoignage d’Agnès, Jérémy débarque dans l’appartement et commence à tabasser le jeune homme.
Complètement sonnée par cette déferlante de coups, la victime se retrouve au sol. « Jérémy lui aurait alors jeté du sel dans les yeux avant de mettre un gant dans sa bouche qu’il entoure de scotch », rapporte Le Parisien. À en croire sa petite amie, Jérémy a enroulé le corps de Marwane de film plastique avec l’aide de la jeune femme qui lui tient les jambes, avant de sortir une corde qu’il attache autour du cou de la victime.
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« Après avoir attaché une partie de la corde à la porte de la salle de bains, il se serait amusé à soulever la victime et à l’étrangler pendant plusieurs minutes jusqu’à son dernier souffle », rapporte la même source. Le 1ᵉʳ octobre, le père de Marwane signale la disparition de son fils à la gendarmerie. Jérémy se propose de l’aider à le retrouver alors qu’il organise, au même moment, le périple macabre du corps.
Le corps de la victime a été retrouvé sous un ascenseur en Seine-Maritime, deux mois après son meurtre dans l’appartement d’un couple d’amis à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne). « À un moment, il échange même avec le père de Marwane pour lui dire qu’il n’a pas de nouvelles, alors qu’il est en train de déposer le cadavre dans la cave, souffle Nabil Ouchikli, un des avocats des parties civiles. C’est d’une perversion sans nom. »
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Jérémy a expliqué aux gendarmes de l’Oise qu’il n’a pas plus de nouvelles de Marwane depuis que ce dernier a quitté son domicile, le 26 septembre, pour aller acheter un portable à Paris. Mais son comportement suspect l’a trahi. En octobre, les investigations sur le couple menées désormais par la police judiciaire de l’Essonne se sont avérées fructueuses. Les policiers détectent des traces de sang dans l’appartement.
Ils sonorisent discrètement les lieux, ce qui leur a permis d’entendre les deux suspects faire des références au nettoyage de traces de sang. Ils sont allés jusqu’à rire des policiers qui seraient passés à côté. Jérémy sera arrêté à Rives-en-Seine le 22 novembre, et Agnès, le lendemain. Après leur arrestation, ils ont tous les deux été placés en détention provisoire.