Sécurité routière : Le Maroc s’appuie sur l’expérience française

- 10h33 - France - Ecrit par :

L’accident d’un autocar marocain, survenu en juin dernier près de Poitiers, en France, et faisant onze morts et plusieurs blessés, n’a pas laissé les départements en charge du Transport français et marocain indifférents. Cet incident a en effet donné naissance à un accord de coopération en matière de sécurité routière entre les deux pays.

Il s’agit précisément d’un arrangement administratif signé par les ministres du Transport français et marocain, Gilles de Robien et Karim Ghellab. C’était lors de la dernière visite de Ghellab à Paris, du 16 au 19 novembre.
Selon le ministère, l’objectif est « de faire progresser un système de transport routier international plus sûr ». Ainsi, les deux parties cherchent à promouvoir une coopération axée sur le transfert du savoir et d’expériences dans le domaine. L’accord concerne notamment le contrôle du transport routier, le contrôle technique des véhicules, l’enseignement de la conduite et l’examen du permis de conduire, la formation professionnelle et des actions sur les infrastructures.
Sur le fond, les deux parties s’engagent à élaborer annuellement un plan d’action qui peut porter « sur un échange d’informations techniques ou encore l’organisation de séminaires, débats, visites d’information et stages de perfectionnement », indique-t-on auprès du département de Ghellab.
En outre, cette coopération ouvre la possibilité au Maroc de participer à la recherche internationale sur la sécurité routière. « La France facilitera l’accès du Royaume à ce domaine », est-il précisé.
A Paris, Ghellab a également obtenu la reconduction de la convention de jumelage des services déconcentrés des deux départements. L’objectif est de consolider les actions antérieurement entreprises et développer les échanges d’informations et d’expériences, notamment dans « le management des projets d’infrastructure, les études d’impact des projets sur l’environnement, la gestion des contentieux, le développement de la technicité et l’organisation du travail », explique-t-on au ministère du Transport.
Le volet humain n’est pas en reste. La convention de jumelage vise également la formation continue de longue durée des ingénieurs fonctionnaires. Pour cela, Ghellab a demandé des bourses de couverture sociale et ce dans le cadre d’une coopération scientifique avec les grandes écoles d’ingénieurs en France. Il a par ailleurs sollicité son homologue français pour le conseil en ingénierie financière concernant les projets d’autoroutes Marrakech-Agadir et Fès-Oujda.

Meryeme MOUJAB - L’Economiste

  • Accord de coopération franco-marocain sur la sécurité routière

    Les ministres des Transports français et marocain, Gilles de Robien et Karim Ghellab, ont signé jeudi un accord de coopération de sécurité routière, décidé après l'accident d'un car marocain qui avait fait onze morts (…)

  • Environnement : Accord maroco-français

    Mohamed EL YAZGHI, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de l'Eau, et Serge LEPELTIER, ministre français de l'Ecologie et du Développement Durable, ont signé mardi à l'occasion du Pollutec (…)

  • Maroc-France : Bilan et perspectives en matière de recherche

    Le Maroc, qui abrite un contingent important d'étudiants et doctorants francophones peut jouer le rôle de promoteur d'une coopération tripartite en matière de recherche l'impliquant en même temps que la France et (…)

  • La France repense l’Islam

    La « Fondation pour l’Islam de France » sera fonctionnelle en avril prochain. Cette instance vise l’organisation de cette religion dans l’Hexagone, notamment avec la mise en place de cursus de formation pour les imams.

  • Création d'entreprises : Le Maroc explore le dispositif français

    La journée dédiée à la petite entreprise à la CDG à Rabat jeudi dernier a permis à des experts français de présenter leurs expériences pour soutenir le développement des très petites entreprises (moins de dix (…)