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Soulagement pour une sexagénaire gravement malade rapatriée du Maroc vers la France

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27 mai 2020 - 10h00 - Société

Arrivés à Rabat pour voir de la famille, une femme originaire du Narbonne et son époux se sont retrouvé bloqués au Maroc pendant plus de deux mois. La sexagénaire a pu regagner la France, mercredi, après avoir été atteinte d’un cancer du dos détecté pendant le confinement.

"Leur vol était prévu pour le 16 mars. Mais à cause du covid-19, le Maroc a fermé ses frontières aériennes quelques jours auparavant, puis cela a été la France, et ils n’ont pas pu partir !", raconte à L’Indépendant le fils du couple narbonnais. La santé de sa mère, une femme âgée de 69 ans, s’est détériorée.

"Ma mère est diabétique de type 3 et fait de l’hypertension artérielle, avec des stents posés au cœur. On était déjà inquiet dès le début de la propagation du virus, car elle était à risque, confie le fils. Ensuite, vers la mi-mars, elle a commencé à avoir très mal au bas du dos. Mais avec le covid, elle avait peur de se rendre chez un médecin marocain, vu son profil." Face à la douleur intense qu’elle ressentait, début avril, "elle s’est rendue dans une clinique privée, où elle a effectué des examens pendant quatre jours," poursuit le fils de la sexagénaire.

La famille ne pouvait pas faire face aux frais d’hospitalisation. "On ne pouvait pas payer. Plus de 4 000 euros. J’ai dû faire une cagnotte auprès de mes amis pour régler les quatre jours et les quatre radiographies", relate-t-il. Les examens révèlent la présence "des métastases osseuses au niveau du rachis lombaire. Autrement dit, un cancer qui doit être rapidement traité. C’est alors qu’on a demandé le rapatriement sanitaire." Le Narbonnais entreprit plusieurs démarches pour obtenir le rapatriement de sa mère. Un véritable parcours du combattant.

"On a bien sûr contacté le consulat de France à Rabat. On a envoyé toutes les pièces nécessaires. Mais on n’a pas eu de réponses pendant deux mois, alors que ma mère souffrait", déplore-t-il. Le fils écrit ensuite au Premier ministre, au ministère des Affaires étrangères, au député Alain Perea, à la mairie, à la préfecture. Vendredi, le consulat l’appelle enfin pour lui dire qu’une place avait été récupérée pour un vol ce mercredi. "Mais juste une place pour ma mère. Mon père doit attendre. Je vais la chercher à Paris et ensuite, je l’emmène à l’hôpital St-Eloi à Montpellier."

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