Succès et écueils de la lutte contre le VIH au Maroc !

- 12h45 - Maroc - Ecrit par :

Un des thèmes de la 30e édition du Club Santé était l’accès aux soins des personnes infectées par le VIH au Maroc . Alors que 5 % seulement de la population bénéficient d’une couverture sociale, la prise en charge des patients touchés par l’infection à VIH pose d’immenses difficultés, auxquelles la Fondation GSK s’efforce de répondre.

Depuis la déclaration du premier cas de SIDA au Maroc en 1986, 963 cas cumulés ont été recensés par la direction de l’Epidémiologie et de la Lutte contre les maladies (DELM) au 31 décembre 2001. Toutefois, les cas déclarés sont sans commune mesure avec la réalité, l’énorme difficulté d’accès aux soins n’incitant pas la population à se faire dépister.

On estimait à 5 000 le nombre de séropositifs VIH en 1999 et à 14 000 l’année suivante. Il y aurait 600 000 nouvelles infections sexuellement transmissibles (IST) chaque année dans ce pays et la séroprévalence du VIH en l’an 2000 semble être de 0,16 % chez les patients porteurs d’une IST.
Le mode de transmission hétérosexuel est largement prédominant et les adultes jeunes sont les plus touchés.
Si le Maroc reste un pays à faible prévalence de l’infection par le VIH, la progression rapide de la maladie est inquiétante tout comme la difficulté d’accès aux soins pour la majorité des Marocains . 5 % seulement des 26 millions d’habitants ont une couverture sociale ; et même pour cette minorité, le faible niveau de cotisation entraîne un plafonnement des remboursements qui n’est pas compatible avec des traitements onéreux. Théoriquement, la prise en charge de l’infection par le VIH est gratuite, mais les médicaments ne sont pas disponibles en dehors du CHU de Casablanca.

L’accès aux soins

Cependant, différents partenaires unissent leurs efforts pour améliorer l’accès aux soins des patients VIH : le ministère de la Santé, le CHU de Casablanca, l’ALCS (Association de lutte contre le SIDA), le FSTI (Fonds de solidarité thérapeutique international) et la Fondation GSK. L’Etat, en dépit de faibles moyens financiers (2,7 millions de francs pour l’achat des antirétroviraux - ARV) a adopté un engagement politique en faveur de l’accès aux soins. Les centres universitaires tentent de s’organiser pour décentraliser la prise en charge et former des médecins référents en région. Les résultats demeurent très embryonnaires. L’ALCS joue un rôle d’avocat auprès du ministère de la Santé, des mutuelles et assurances et du FSTI. Il œuvre pour la réduction des coûts des ARV et la défense des droits des patients. Une première étape de réduction des coûts a été franchie avec l’exonération des taxes douanières, l’achat direct aux laboratoires et des prix négociés.
La deuxième étape est la mise en place du programme ACCESS, partenariat entre l’ONU et plusieurs laboratoires. Le coût mensuel d’un traitement ARV est passé de 7 562 F à 1 250 F ; progrès certain, mais qui ne permet pas encore l’accès aux soins à la majorité des patients.
Par ailleurs, l’ALCS fournit 90 % des médicaments pour les infections opportunistes et une aide logistique à l’organisation des soins.
Pour sa part, le FSTI attribue chaque année un budget d’un montant variable pour traiter, en collaboration avec le ministère de la Santé, les patients qui sont à un stade avancé de la maladie. Il étudie la faisabilité, dans un pays en voie de développement, d’un traitement ARV répondant aux normes internationales (HAART).

Agir selon trois axes

Enfin, la Fondation GSK, dont la mission est de développer l’information, la prévention, l’éducation, la formation et les soins dans le domaine des maladies infectieuses, conduit, au Maroc , des actions selon trois axes : l’éducation thérapeutique des patients sous ARV, un appui au Plan d’action national et une réduction des prix des AVR (négociée avec le laboratoire GSK).
Le programme d’éducation thérapeutique a débuté en janvier 2000 au CHU de Casablanca par la formation des soignants, suivie un mois plus tard des activités d’éducation elles-mêmes. Après deux ans, la file active des personnes sous traitement et suivant régulièrement les séances d’éducation est de 151 patients. Ce qui a permis de constituer à Casablanca un groupe multidisciplinaire de personnes compétentes pour développer l’éducation du patient. Cette expertise sera utilisée dans le cadre du nouveau Plan d’action national du Maroc dont l’objectif est d’assurer, d’ici à la fin de l’année 2004, la prise en charge de la majorité des patients (en doublant la file active chaque année).
Un budget de 118 000 euros est alloué à ce programme. Par ailleurs, un autre budget de 57 300 euros est destiné à appuyer le plan d’action national, notamment afin d’étendre les activités de prise en charge à six centres référents : Oujda, Agadir, Marrakech, Tanger, Safi et El Jadida. Les objectifs du programme sont la mobilisation locale, la formation du personnel soignant, l’accessibilité des examens biologiques nécessaires au suivi des traitements ARV.
Le Maroc a été le premier pays à faible prévalence pour l’infection par le VIH à bénéficier des tarifs préférentiels de GSK dans le cadre d’ACCESS. Reste qu’en dépit de la démonstration de la faisabilité d’un traitement par ARV dans un pays en voie de développement l’accès aux soins pour tous est loin d’être obtenu et qu’il implique, entre autres, une nouvelle baisse du coût des médicaments.

Source : http://www.quotimed.com/

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