Syndics au Maroc : des MRE crient au scandale

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Les nombreuses plaintes des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et des copropriétaires non-résidents ont révélé un manque de transparence dans la gestion des unions de copropriétaires de résidences collectives.

Hassan, un homme d’affaires originaire de Casablanca, propriétaire d’un appartement dans un complexe touristique à M’diq, confirme que la gestion du syndic manquait de transparence et de professionnalisme. Dans une déclaration à Akhbarona, il confie que cet organe a refusé à plusieurs reprises de donner des informations sur les comptes ou d’associer les résidents aux décisions. Il a dénoncé le fait que plusieurs tâches soient concentrées entre les mains d’une seule personne (sécurité, nettoyage, jardinage, maintenance, médiation dans les conflits) au sein du syndic, alors que des sociétés spécialisées ont prouvé leur efficacité dans la gestion d’autres résidences.

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Saïd, un investisseur agricole originaire de Larache, a déploré pour sa part la qualité des services fournis au niveau des résidences, qui ne reflétait pas le montant des recettes annuelles pouvant atteindre plus de 2 millions de dirhams. Selon lui, le syndic se concentrait uniquement sur la collecte des cotisations, accordant peu d’intérêt à la communication et la production de rapports périodiques. Saïd a également critiqué les prises de décisions unilatérales du syndic, ainsi que les manœuvres visant à contourner la loi, notamment en ce qui concerne le quorum légal lors des assemblées générales, où l’on procède parfois précipitamment à la tenue d’une seconde réunion, sans tenir compte des contraintes des copropriétaires résidant à l’étranger.

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Face à ces irrégularités, les intervenants demandent de solliciter les services de sociétés spécialisées, capables de gérer les copropriétés de manière professionnelle. Cette option est intéressante en ce sens qu’elle permet de contrôler la performance de la société et d’exiger une amélioration de la qualité des services, a soutenu Mohamed B., directeur d’une société de gestion immobilière. Un avocat au barreau de Casablanca, confirme que la législation marocaine autorise la désignation d’une personne physique ou morale extérieure à la copropriété, comme syndic de l’union des copropriétaires. Ce choix devra être validé en assemblée générale, a-t-il précisé.

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