Tourisme : Le Maroc malmené par la Turquie

- 18h49 - Maroc - Ecrit par : L.A

Si l’heure est à l’union entre voisins, en matière de tourisme, c’est chacun pour soi. Aussi, la bataille fait rage entre les différents pays méditerranéens. Le Maroc est confronté à l’offensive des opérateurs canariens. En effet, le profil des îles Canaries, en termes de marchés émetteurs et d’atouts touristiques, en fait une destination concurrente à ne pas négliger, considèrent les observateurs. Car elle partage avec le Maroc une bonne partie de ses marchés prioritaires.

Avec 2,7 millions d’arrivées contre 1,4 million seulement pour le Maroc enregistrées lors du premier trimestre 2008, nos voisins insulaires affichent clairement leur suprématie. D’autant plus que leur taux de croissance est toujours en progression soit 7% de plus que l’année dernière à la même date.

Le Maroc a tout intérêt à doubler d’effort afin de fidéliser sa clientèle habituelle car les émules se font nombreux. Mis à part les îles Canaries, il faut compter la Tunisie, l’Egypte, la Turquie, la Croatie et Chypre. Malgré l’importante régression qu’a connue le marché national au mois de février dernier (10% de baisse de réservation), il s’est vite rattrapé et a enregistré une progression de 16% par rapport à l’année dernière à la même date. Le taux de croissance chez nos voisins tunisiens est beaucoup plus bas que le nôtre, il tourne autour de 6% seulement. La Tunisie affiche un million de touristes, pendant le premier trimestre 2008, se rapprochant ainsi du marché national. Mais en termes de revenus, les Tunisiens sont loin derrière. Le Maroc a réalisé 1 milliard d’euros de recettes contre 277 millions pour les Tunisiens.

La concurrence devient, par contre, beaucoup plus rude, lorsqu’on se frotte au mastodonte turc. La Turquie mène la course avec ses 3 millions de touristes contre 2,5 l’année précédente avec un taux de croissance musclé, près de 15%. Pour suivre la cadence, le Maroc se doit de peaufiner ses prestations pour fidéliser sa clientèle et en gagner une nouvelle.

Source : L’Economiste - Amira Khalfallah

  • Le tourisme au Maroc renoue avec le succès

    Le mois de mai s'avère plus propice à la détente et aux visites touristiques. C'est en tout cas ce que révèlent les statistiques de l'activité touristique en ce début d'été. Après une décrue enregistrée en début de saison en termes de nuitées, la destination Maroc renoue avec le succès. En témoignent le nombre important des arrivants aux frontières et un taux de croissance à deux chiffres.

  • Tourisme : le Maroc tient bon face aux concurrents

    L'Observatoire du tourisme vient de publier les chiffres définitifs du tourisme pour 2008 ainsi que des éléments de comparaison avec plusieurs destinations concurrentes du pourtour méditerranéen (Tunisie, Egypte, Turquie, Chypre et Croatie). Le Maroc a ainsi terminé l'année avec 7,88 millions d'arrivées, 16,46 millions de nuitées et une recette globale de 5,1 milliards d'euros (57 milliards de DH).

  • Le tourisme américain en hausse

    Les arrivées de touristes aux postes frontières ont atteint 447.000 contre 388.000 en février 2007, soit une hausse de 15%, selon les statistiques du tourisme pour le mois de février. Il s'agit également d'une hausse de 9% par rapport au mois de janvier 2008.

  • 2,7% de taux de croissance en 2007

    Le Haut commissariat au plan (HCP) avait plus ou moins vu juste. Le département de Lahlimi vient d'annoncer que le Maroc a réalisé un taux de croissance de 2,7% en 2007 au lieu de 2,2% qui figurait sur les comptes prévisionnels. A signaler que le taux de 2,7% est provisoire en attendant la révision et la publication des comptes nationaux définitifs en 2010.

  • Tourisme : Marrakech déprime

    Un 1er trimestre négatif pour de nombreux établissements hôteliers de Marrakech. La première destination touristique du pays recule. Et la contre-performance vient d'être confirmée par le ministère de tutelle.

  • Les Marocains préfèrent l'étranger

    Si le congé est payé, les vacances ne sont pas gratuites ! Avant d'avoir droit au farniente, il faut d'abord déterminer un budget, épargner toute l'année ou bien céder à la tentation de prendre un crédit vacances..., d'interminables calculs et toute une logistique à mettre en place avant de lever le pied.

  • La Tunisie drague des touristes marocains

    Ils sont malins ces Tunisiens. Alors que la demande se tasse, 3,4% de croissance des arrivées (touristes étrangers, les statistiques n'intègrent pas les Tunisiens résidant à l'étranger à l'inverse de données marocaines) à fin octobre 2008, il ne faut négliger aucune clientèle. Les recettes du tourisme ont atteint pour la même période 2,9 milliards de dinars (18 milliards de dirhams), en hausse de 6%.

  • 63.000 nouvelles immatriculations à fin juin, 30% de plus qu'en 2007

    Récession ou pas, croissance ou pas, il est des secteurs qui continuent d'afficher une santé insolente. C'est le cas du marché de l'automobile au Maroc. Ainsi, pour les six premiers mois de l'année, les ventes globales ont augmenté de 30% par rapport à la même période de l'année précédente, à 62.892 unités, dont 85,3% de voitures de tourisme.

  • Croissance : 2008, une bonne année ?

    La croissance en 2008 va être meilleure qu'en 2007. C'est en tout cas ce que l'on peut retenir à la lecture de la note de conjoncture du ministère des Finances. L'étude ne porte que sur les quatre premiers mois de l'année en cours. Néanmoins, ces mois en question sont les plus décisifs pour la croissance du PIB du pays. Ils comprennent en effet l'essentiel de la campagne agricole.

  • Le Maroc peut atteindre 10,3 millions de touristes en 2010 malgré la crise

    Le Maroc arrivera-t-il à attirer 10 millions de touristes en 2010, comme cela a été fixé par l'accord-cadre signé entre le gouvernement et le secteur privé, en janvier 2001 ? D'après une étude récente réalisée par l'Observatoire du tourisme, il apparaît que, malgré une conjoncture internationale très difficile qui se traduit par une érosion du pouvoir d'achat dans les principaux marchés émetteurs, dont la France, le plus important pour le Maroc, l'objectif sera plus ou moins atteint.