Vous vendez un bien au Maroc ? Attention à cette révision fiscale qui peut coûter très cher

- 18h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Vendre un terrain ou un appartement au Maroc peut réserver une désagréable surprise. Des semaines après la signature, le fisc envoie une facture supplémentaire à de nombreux vendeurs. Certains se retrouvent même à perdre de l’argent sur la transaction. Quelle est la cause de ces redressements fiscaux inattendus ?

De nombreux Marocains affirment avoir reçu, au cours des dernières semaines, des avis de révision fiscale de la part de l’administration des impôts, après avoir procédé à la vente de leurs biens immobiliers. Certains d’entre eux expriment leur surprise quant à l’imposition de montants supplémentaires importants, qui dépassent parfois des dizaines de milliers de dirhams. Ces révisions se fondent sur le « prix de référence de l’immobilier » fixé par l’administration fiscale, lequel est souvent bien supérieur au prix réel pratiqué sur le marché, plaçant ainsi les vendeurs dans une impasse financière, témoignent-ils.

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« J’ai vendu un terrain il y a un mois et, après avoir payé tous les frais dus chez le notaire, j’ai été surpris de recevoir une lettre des impôts m’obligeant à verser 50 000 dirhams supplémentaires, simplement parce que le prix de référence, aux yeux de l’administration, est plus élevé que le prix de vente convenu », confie l’un d’eux. « En réalité, je n’ai rien gagné de cette transaction, je risque même de subir une lourde perte », ajoute-t-il. Il y a un paradoxe : certaines institutions publiques, comme une société spécialisée dans la construction, vendent des terrains à un prix inférieur à la valeur de référence appliquée par l’administration fiscale, dénonce la même source. Ainsi, ce système ne brille pas par l’équité.