"YouTube", l’autre source de revenus des artistes marocains

- 20h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

De nombreux artistes marocains se tournent vers la plateforme YouTube qui est devenu un moyen pour eux de gagner de l’argent et d’éviter la marginalisation.

Naima Bouhamala figure parmi les artistes chevronnés, connus pour leur spontanéité, et célèbres pour leur interprétation de rôles comiques qui ont fait rire les Marocains. Selon ses explications, sa chaîne “YouTube” vise à maintenir les liens de communication avec le public, qui exprime constamment son désir de la voir dans des œuvres nouvelles et différentes. Soulignant le rôle important que jouent les sites de communication dans la communication et l’interaction avec le public, étant donné la rareté des représentations artistiques, elle assure à Sky News Arabia que sa chaîne “YouTube” ne poursuit pas un but financier, mais plutôt fournit un contenu comique significatif correspondant à son statut artistique et à son parcours professionnel au cours des dernières années.

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Comme elle, nombreux sont les artistes marocains qui ont créé leurs chaînes YouTube. L’actrice Hoda Sedky, l’une des artistes les plus populaires sur la plateforme YouTube, a plus d’un million d’abonnés qui la suivent. Elle partage avec eux des recettes de cuisine marocaine et internationale, ainsi que quelques détails de sa vie quotidienne. L’artiste et réalisatrice Sana Akroud, connue pour les rôles « Al-Duwaiba » et “Rommana”, a, elle aussi, créé une chaîne sur “YouTube” pour partager avec ses 197 000 abonnés des sujets sociaux et des récits d’expériences de vie d’une voix calme et dans un style fluide. L’actrice Narjis Hallaq a lancé une chaîne sur la plateforme mondiale avec 442 000 abonnés. Elle partage avec eux des informations sur sa vie entre le Maroc et le Canada et des scènes de sa vie quotidienne.

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Dans une déclaration au même média, Mostafa Al-Talib, critique d’art et de cinéma, estime que le profit financier est l’une des raisons qui peuvent pousser l’artiste à entrer dans le monde de “YouTube”, surtout à la lumière des performances artistiques limitées et des conditions financières difficiles dans lesquelles vivent certains artistes. Autre raison : les compétences et les qualifications professionnelles dont jouit l’artiste. Selon Al-Talib, les plateformes comme “YouTube” ont commencé à s’imposer aux artistes désireux d’élargir leur public et d’éviter la marginalisation.

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