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Le Maroc « n’a pas espionné le président Macron »

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25 juillet 2021 - 16h40 - Maroc - Par: S.A

Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, assure que son pays n’a pas espionné le président français Emmanuel Macron ni l’ancien Premier ministre Édouard Philippe ni des membres du gouvernement. D’après les révélations de l’enquête de Forbidden Stories et de ses partenaires, le royaume est accusé d’avoir ciblé les numéros de journalistes, de militants et de personnalités à l’aide du logiciel israélien Pegasus.

« Le Maroc a démenti l’acquisition de ce logiciel il y a plusieurs mois de cela, et de manière catégorique. En juin  2020, Amnesty International nous avait accusés de surveiller des journalistes au Maroc en utilisant une telle application. Le chef du gouvernement avait déjà réfuté de tels faits et demandé dans une lettre adressée à l’ONG d’apporter les éléments de preuve qui permettraient de conforter ses accusations. Une demande restée sans réponse », a expliqué le diplomate marocain dans une interview accordée au Journal du Dimanche.

Selon l’enquête de Forbidden Stories et de ses partenaires, les services de renseignement marocains ont ciblé 10 000 numéros notamment le président français à l’aide du logiciel espion Pegasus. « Le Maroc n’a pas espionné le président Emmanuel Macron. Il n’a pas non plus espionné l’ancien Premier ministre ou des membres du gouvernement. D’ailleurs, aucun élément ne corrobore cela », a assuré Chakib Benmoussa, soulignant que les relations entre les deux pays ne souffrent d’aucune ambiguïté.

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« La relation entre la France et le Maroc est particulière, construite sur l’histoire, sur des liens humains et culturels extrêmement forts, sur des intérêts communs. C’est une relation d’exception mais aussi une relation qui se renouvelle à l’aune des évolutions dans chacun des deux pays et des nouveaux défis. Je comprends que des acteurs en prennent ombrage… », a-t-il dit, ajoutant qu’il existe des réseaux hostiles au Maroc en France et ailleurs, qui sont dans une logique de déstabilisation. Il pointe du doigt certains acteurs qui considèrent le royaume comme un ennemi.

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« Nous constatons également un timing particulier, a déploré le diplomate marocain. Des éléments disponibles il y a un an, ressortent aujourd’hui, de manière coordonnée, à l’approche de la Fête du trône [anniversaire de l’intronisation du roi le 30  juillet 1999], à l’approche des élections législatives, régionales et locales, dans un contexte où le Maroc réalise des avancées sur de nombreux sujets. Cela peut ne pas plaire. » « Dans cette histoire, le Maroc est une victime », fait-il remarquer, soulignant que le listing de 50 000 numéros qui auraient subi une intrusion ou une tentative d’intrusion relève d’une incohérence, car le groupe NSO affirme qu’il ne tient pas de listing.

Mots clés: France , Chakib Benmoussa , Espionnage , Israël , Emmanuel Macron

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