Colère royale : les premières têtes tombent
Quelques jours seulement après la colère royale contre les ministres de l’Intérieur Mohammed Hassad et de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy, des têtes commencent à tomber à Rabat.
Selon le journal Al Massae, le premier à avoir fait les frais de cette colère est le directeur des ressources humaines de la Wilaya qui a été suspendu de ses fonctions. D’autres têtes pourraient connaître le même sort dans les prochains jours.
D’après la même source, lors d’une réunion du conseil municipal de la ville tenue vendredi, des manifestants ont envahi la salle scandant des slogans contre la corruption et l’escroquerie. Présents sur place, le maire Fathallah Oualalou et le représentant du Wali n’ont pipé mot. On se doute un peu pourquoi.
Mercredi, alors que le Roi Mohammed VI devait lancer un projet de réhabilitation dédié aux marchands ambulants, le souverain a annulé à la dernière minute son lancement, geste salué par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Les principaux concernés, eux, ont été priés de présenter dans les prochains mois un projet plus ambitieux.
Mais pour Akhbar Al Yaoum, c’est l’emplacement de cette inauguration au Douar Maadid (Hay Errachad), un quartier insalubre, qui serait l’une des causes de cette colère. Pour les sources de la publication, les marchands ambulants méritaient bien mieux !