La colère de Mohammed VI précipite un remaniement du gouvernement Benkirane
Plusieurs membres du gouvernement Benkirane seraient sur la sellette. Le remaniement précipité par la dernière colère royale envers les ministres Mohamed Hassad et Moulay Hafid Elalamy, en raison du fiasco du plan Rawaj, devrait se faire avant la prochaine tournée du roi Mohammed VI en Afrique.
Le remaniement attendu de longue date, surtout après le limogeage de Mohamed Ouzzine, ancien ministre de la Jeunesse et des sports, concernerait plus de portefeuilles que prévu, d’après des sources proches du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane citées par le quotidien Assabah.
Les responsables des secteurs gouvernementaux perturbant la relation de Benkirane avec le Palais, seront les premiers à sauter. El Habib Choubani, ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile, qui n’a pas réussi à obtenir le haut patronage royal pour le dialogue national sur la société civile, serait sur le départ.
Un changement est attendu également à la tête du département chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel, dirigé jusque-là par Mamoun Bouhadhoud, ministre interdit de parole.
Soumia Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, serait également remplacée.
Si l’information s’avère exacte, le mandat de Benkirane aura connu trois remaniements. Déjà en juillet dernier, cinq ministres de l’exécutif islamiste, dont Mustapha El Khalfi et Abdelâdim El Guerrouj, étaient donnés partants.