Maroc-coronavirus : appel à libérer les détenus politiques pour désengorger les prisons

- 22h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) appelle au désengorgement des prisons pour protéger les détenus contre le virus. Dans ce sens, elle propose la libération des détenus politiques.

"C’est une mesure qui a été prise par d’autres pays, et elle permettra d’une part, d’alléger la pression sur les prisons en ces temps d’épidémie, et d’autre part, de recouvrer la confiance des citoyens en leurs politiques", a confié le président de l’AMDH, Aziz Ghali.

Pour lui, "si cette requête porte essentiellement sur les détenus politiques, elle concerne également les prisonniers qui ne représentent pas (ou plus) de danger pour le pays, tels les mineurs, les personnes âgées, les détenus proches de la libération". Il a également fait savoir que " l’Association compte effectuer une visite à la DGAPR pour s’enquérir de la situation des détenus et des mesures décidées par les autorités pénitentiaires pour sécuriser les prisons en ces temps d’épidémie ".

Pour rappel, l’Observatoire marocain des prisons (OMP) a formulé une demande similaire, en appelant à la "libération de certaines catégories de détenus pour éviter leur contamination au coronavirus ".

  • Maroc : appel à la libération de tous les détenus d'opinion

    Le Comité national pour la liberté des détenus d'opinion et la défense de la liberté d'expression, appelle à la libération de tous les détenus politiques et les détenus du Hirak du Rif.

  • Maroc : vers la libération de prisonniers ?

    L'Observatoire marocain des prisons (OMP) a appelé à la protection de la population carcérale par la libération de certaines catégories de détenus pour éviter leur contamination au coronavirus. Dans un communiqué, il recommande aux autorités d'élargir les mesures "exceptionnelles" jusque dans les prisons, afin de libérer plus tôt les détenus devant sortir courant mars 2020.

  • Maroc : les détenus graciés par le roi Mohammed VI placés en quarantaine

    Les détenus graciés par le roi Mohammed VI doivent respecter la période de confinement sanitaire à domicile, selon les exigences des autorités sanitaires.

  • Les prisons marocaines touchées par le Coronavirus ? la DGPAR dément

    Des rumeurs circulent depuis quelques jours sur une propagation du coronavirus parmi les détenus. La délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réfuté, jeudi, l'authenticité de cet enregistrement vocal relayé sur les réseaux sociaux. Elle affirme qu'il s'agit d'allégations mensongères "dénuées de tout fondement".

  • Covid-19 : voici les prisons infectées au Maroc

    Seuls trois établissements pénitentiaires ont été contaminés au Maroc selon les résultats des analyses d'échantillons de fonctionnaires et de détenus dans les 53 prisons du royaume.

  • Maroc : le covid-19 atteint les prisons

    La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a affirmé, dimanche 19 avril 2020, que onze personnes ont été testées positives au coronavirus dans les prisons. Il s'agit de neuf fonctionnaires et de deux détenus.

  • Maroc : un ex-prisonnier en grève de la faim en solidarité avec les détenus du Rif

    Rabie El Ablak, ancien détenu sorti récemment de prison, observe une grève de la faim ouverte depuis le 19 août 2020, pour manifester sa solidarité avec les détenus du Rif.

  • Maroc : une soixantaine de contaminations au coronavirus dans une prison

    Le coronavirus s'empare des établissements pénitentiaires avec des cas de contamination. Une soixantaine de personnes, surtout parmi les employés, ont été testées positives dans une prison du sud du Maroc.

  • L'Europe aide les prisons marocaines

    L'Union européenne débloque 2 millions de DH pour appuyer financièrement l'Administration Pénitentiaire du Maroc.

  • Les prisons marocaines touchées par le coronavirus

    Cinq cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés dans la prison locale de Ksar El Kbir. Il s'agit de quatre employés de la prison et d'une détenue, selon le point fait mardi, par la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR).