Les "traitements inhumains" dont est victime El Mortada en prison dénoncés

- 20h40 - Maroc - Ecrit par : I.L

Les traitements inhumains subis en cellule à Salé 2 par l’activiste, El Mortada Iamrachen, ne sont pas du goût de l’association Thafra. Dans ce lieu où il est censé être protégé suivant les lois en vigueur, celui-ci est en train de « subir un traitement spécial ».

Rassemblant les familles des détenus du Hirak du Rif, l’Association Thafra pour la Fidélité et la solidarité met tout en œuvre pour suivre de près le dossier d’El Mortada Iamrachen. Celle-ci dénonce le harcèlement répété dont il fait l’objet de la part de l’administration pénitentiaire locale de Salé 2.

Le dimanche 18 août 2019, elle a annoncé que le prisonnier serait soumis à d’autres traitements de la part de l’administration pénitentiaire locale de Salé 2. Elle appelle dès lors chaque responsable à son niveau à « s’informer de la réalité des provocations et du harcèlement » dont Iamrachen serait victime ». A en croire l’association, ces traitements auraient « aggravé ses souffrances à cause de l’isolement forcé » qui lui aurait été « imposé ».

Quant à la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), elle oppose un démenti formel à toutes ces accusations infondées. Tout en se basant sur la loi en vigueur, elle désavoue cette association ainsi que l’ex-imam repenti du salafisme, l’auteur de la publication polémique sur Facebook. Pour l’institution étatique, le détenu n’a contacté personne en dehors des membres de sa famille.

Le jour de l’Aïd al-Adha, Abdelouahab Rafiki, dit Abou Hafs, dans une publication sur Facebook, s’estimait heureux d’avoir communiqué avec son ami, El Mortada, de la prison locale de Salé. Il n’a pas hésité à qualifier cet appel reçu du « plus beau coup de téléphone » de la célébration de la Fête du Sacrifice.

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