Espagne : le gouvernement évite de répondre aux questions de l’opposition sur l’affaire Ghali

22 juin 2021 - 09h40 - Espagne - Ecrit par : A.P

Le gouvernement espagnol est resté laconique dans sa réponse écrite aux questions de l’opposition qui demandait des précisions sur l’accueil en Espagne, pour raison humanitaire, de Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, et sur la crise diplomatique avec le Maroc.

« La décision d’accueillir Ghali en Espagne a été prise en raison de son état de santé grave et n’a aucune connotation politique. Il est entré avec des documents d’identité à son nom ». C’est la brève réponse donnée par l’Exécutif espagnol aux questions des députés PP, Eloy Lamata, Valentina Martínez Ferro et Marta González Vázquez.

Ces parlementaires voulaient avoir des précisions sur l’entrée du leader du Front Polisario en Espagne, « en secret et avec un faux passeport » et les raisons pour lesquelles le gouvernement « n’a pas informé le Maroc de sa présence sur le territoire espagnol », informe Europa Press. À cette dernière question, l’Exécutif a répondu que « les services diplomatiques de l’Espagne et du Maroc ont abordé cette affaire à de nombreuses reprises », après l’entrée de Ghali.

À lire : Espagne : le PP dénonce la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali

De son côté, la porte-parole du PP au Congrès, Cuca Gamarra, a demandé si le gouvernement avait mis à la disposition de Ghali « des moyens de transport après l’atterrissage à l’aéroport de Saragosse ». Elle a aussi demandé à connaître l’autorité « qui a choisi l’hôpital où il devait se rendre » et les critères qui ont permis de prendre cette décision. En réponse, le gouvernement a simplement indiqué que « la décision d’admettre Brahim Ghali à l’hôpital de San Pedro (à Logroño) était fondée sur des raisons de santé », ajoutant sans autre précision que « le transfert depuis Saragosse a été effectué en ambulance ».

À la question du député de Junts de savoir « quelles mesures l’Exécutif entend-il prendre pour rétablir ses relations diplomatiques avec le Maroc », le gouvernement a renvoyé le parlementaire aux interventions de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, au Congrès les 26 mai et 9 juin. Quant à la question du député de Ciudadanos concernant la situation de Ceuta et Melilla après l’afflux massif de migrants en mai, l’Exécutif s’est contenté de remercier les institutions communautaires et les États membres de l’UE pour leur soutien.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Espagne - Diplomatie - Ceuta (Sebta) - Brahim Ghali

Aller plus loin

Un juge cherche désespérément le responsable de l’entrée de Brahim Ghali en Espagne

Un juge a demandé aux autorités de l’armée de l’air à Saragosse de lui révéler l’instance qui a autorisé l’atterrissage de l’avion qui a transporté le leader du Polisario,...

Le PP exige des explications sur «  l’entrée illégale  » de Brahim Ghali en Espagne

Après les incessantes demandes d’explications du Maroc sur l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef des séparatistes du Polisario, c’est le tour du Parti populaire (PP,...

L’Espagne confirme l’hospitalisation de Brahim Ghali sous une fausse identité

Le gouvernement Sanchez confirme l’admission du chef du Polisario, Brahim Ghali dans un hôpital espagnol. L’Algérie lui avait adressé une demande dans ce sens.

Espagne : le PP dénonce la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali

Le Parti Populaire (PP) a dénoncé mercredi, la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali par le gouvernement de Pedro Sánchez, et appelé à la démission « immédiate » de...

Ces articles devraient vous intéresser :

Maroc-Israël : deux ans de relations fructueuses, selon Alona Fisher-Kamm

Mardi a été célébré le deuxième anniversaire de la reprise des relations entre le Maroc et Israël. Une occasion pour Alona Fisher-Kamm, cheffe par intérim du bureau de liaison de Tel-Aviv à Rabat, de faire le bilan de ce rapprochement.

Mohammed VI et le pari gagnant de l’ouverture en Afrique

Le Maroc a connu une croissance économique assez soutenue depuis 2000, après l’accession au trône du roi Mohammed VI. Le royaume prend des mesures pour attirer les investissements étrangers et devenir une grande puissance régionale.

Sahara : l’Union européenne réitère sa position après les déclarations de Josep Borrell

L’Union européenne se désolidarise avec les déclarations faites par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell sur le dossier du Sahara. L’institution a réaffirmé jeudi, n’avoir pas changé d’avis sur la nécessité de régler la question du Sahara,...

Le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères attendu au Maroc

Le sommet des pays signataire des Accords d’Abraham qui se tiendra au mois de mars pourrait connaître la participation d’Eli Cohen, le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères.

Les MRE confrontés à un durcissement des conditions d’envoi de fonds depuis l’Europe

Face au durcissement des autorités européennes sur les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE), le wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri appelle à une action diplomatique d’envergure.

Attaque marocaine de drone : Le Polisario décrète trois jours de deuil

Le chef du Polisario, Brahim Ghali, vient de décréter trois jours de deuil, après le décès vendredi d’un haut responsable militaire et trois miliciens dans une attaque marocaine.

Brahim Ghali dénonce le « silence complice » de l’ONU sur les «  abus  » du Maroc

Le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a accusé le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, de maintenir un « silence complice et injustifiable » sur «  la violation par le Maroc du cessez-le-feu  », menaçant qu’il n’y...

Maroc : pressions pour rompre les relations avec Israël

Alors que Israël intensifie sa riposte contre le mouvement palestinien du Hamas, de nombreux Marocains multiplient les appels à rompre les relations diplomatiques entre le Maroc et l’État hébreu. Au Maroc, de nouvelles manifestations ont été organisées...

Brahim Ghali s’en prend à nouveau au Maroc

Le président de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), Brahim Ghali, a mis en garde lundi contre les politiques hostiles du Maroc dans la région, allusion faite à son alliance avec Israël.

Le Polisario dit « accepter la paix » mais ne veut pas « déposer les armes »

Le Front Polisario a déclaré qu’il est pleinement engagé pour une paix juste, mais aussi pour la défense, par « tous les moyens légitimes », du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.