De l’Europe au Maroc, la mobilisation contre les marques américaines s’intensifie

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

De plus en plus de voix s’élèvent pour appeler au boycott des produits américains, en réaction à l’imposition par Donald Trump des droits de douane de 25 % sur les produits européens, chinois et canadiens. Le Maroc entre peu à peu dans la danse sur les réseaux sociaux.

Les appels au boycott des produits américains se multiplient sur les réseaux sociaux, en riposte aux annonces de Trump sur les droits de douane. L’entreprise Tesla, en fait déjà les frais, enregistrant une baisse record de vente de ses véhicules électriques. Les internautes ciblent les marques à boycotter : Coca-Cola, Kraft, Walmart, KFC, McDo, Starbucks… Dans les supermarchés français ou européens, le boycott pourrait aller plus loin et prendre en compte les marques Pepsi, le ketchup Heinz, le riz Uncle Ben’s, les chips Lays, les pop-corn Kellog’s ou encore les barres Mars et les chewing-gums Wrigley’s ou Freedent.

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En Europe, la société norvégienne, Haltbakk Bunkers a annoncé dans un message publié sur Facebook le 1ᵉʳ mars qu’elle ne livrera plus les navires militaires américains en fuel. Une décision saluée par de nombreux internautes, mais sujette à critiques. Dans un communiqué, le ministre norvégien de la Défense, Tore Sandvik, a fait savoir que cette mesure de la compagnie « ne correspond pas à la politique du gouvernement » et que « les forces américaines continueront à recevoir de la Norvège les fournitures et le soutien dont elles ont besoin ». C’est une décision « morale », soutient pour sa part le président de Haltbakk Bunkers, Gunnar Gran, rappelant que sa compagnie a cessé de fournir les navires russes dès le début de la guerre en Ukraine.

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Les appels au boycott des produits américains s’enregistrent également en Suisse. « Acheter des produits américains à notre époque équivaut à soutenir la tentative de la Russie d’écraser son frère européen », affirme Hube Anderson, membre d’un groupe dédié sur Facebook. Jacob Zulinski, un autre membre du groupe, souhaite faire basculer « la Bourse américaine dans le rouge pendant quelques jours ». Ainsi, espère-t-il, « Trump se rendra compte que ça ne vaut pas la peine de faire des affaires avec Poutine ».