France : élan de solidarité autour de Mohamed et de son fils myopathe menacés d’expulsion

12 janvier 2021 - 14h40 - France - Ecrit par : S.A

L’histoire de Mohamed et de son fils myopathe menacés d’expulsion a ému les habitants du département des Yvelines qui leur ont proposé un logement.

Les deux Algériens bénéficient du soutien de bénévoles anonymes qui leur ont offert un logement, un téléphone. Les institutions comme la Maison départementale du handicap leur apportent aussi du soutien. Chaque soir, une camionnette spécialisée dépose l’adolescent de 9 ans chez lui.

Arrivé en France pour faire soigner son fils, Mohamed est désormais sous la menace d’une expulsion. Le jeune garçon souffre de la myopathie de Duchenne. Le diagnostic a été posé il y a 5 ans. En situation irrégulière, la préfecture des Yvelines menace d’expulser les deux étrangers. La demande de titre de séjour de l’Algérien a été rejetée. «  Je ne veux pas partir. Rentrer en Algérie, c’est condamner mon fils. Je préfère rester ici où sa maladie est mieux prise en charge  », explique au journal Le Parisien cet homme de 43 ans actuellement basé à Achères.

Il confie que la vie de son fils a changé après leur arrivée en France. Le petit Anas est scolarisé, a des copains, va à la cantine, à la cour de récréation d’un groupe scolaire de Conflans-Sainte-Honorine. «  En Algérie, il passait ses journées dans un fauteuil, sans aucune instruction, raconte son papa. Aucune structure adaptée n’existe et les enfants atteints de la maladie de Duchenne sont doublement condamnés. Je suis prêt à rester ici des années pour mon fils. Je sacrifie une partie de ma vie de famille, je serai peut-être clandestin. Mais je n’ai pas le choix.  »

Selon la préfecture des Yvelines, Anas peut recevoir des soins adaptés dans son pays comme en France : «  Comme le prévoit la loi, le collège de médecins de l’office français de l’immigration et de l’intégration a été saisi et a conclu qu’il peut bénéficier d’un traitement approprié en Algérie et que son état de santé lui permet de voyager sans risque  ».

«  Faux ! répond Karim Bouzalgha, l’avocat de la famille. Nous disposons de plusieurs certificats produits par des médecins attestant d’une meilleure prise en charge en France. Ici, son espérance de vie peut être portée à presque 40 ans contre à peine 20 ans en Algérie.  » «  Au-delà du débat juridique, le préfet peut également prendre en compte l’aspect humain de cette affaire et accorder un titre de séjour à mon client, plaide-t-il. Légalement, c’est possible.  »
Le tribunal administratif de Versailles rendra sa décision en juin.

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