« Le goût de la terre », Mina Fadli part à la recherche de son oncle
S’inspirant de l’histoire de sa famille marocaine, Mina Fadli, ancienne enseignante à Rouen et désormais inspectrice de l’Éducation nationale en Espagne, part à la recherche de son oncle. « Le goût de la terre », son premier roman, voit ainsi le jour.
« Le goût de la terre ». Un roman signé Mina Fadli qui raconte l’histoire de sa famille originaire de Tagadirt, petit village perché dans les montagnes du Haut Atlas. Lors d’une discussion avec son père en 2010 dans la cuisine de ses parents à Val-de-Reuil, elle apprend qu’elle avait un oncle disparu, fait savoir Paris Normandie. « À cet instant, j’ai appris que mon père avait un petit frère. Il ne racontait pas beaucoup de choses sur sa vie. Il était un émigré marocain. Quand il est arrivé en France, il ne fallait pas se faire remarquer. Il s’est conformé aux attentes de la société. » Les deux frères ont été séparés pendant leur enfance.
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Les souvenirs de son père lui seront utiles dans la rédaction de son roman. « Mon père s’est livré au fur et à mesure. […] C’est dur de le faire parler, il fait partie d’une génération de taiseux ». Les souvenirs de sa grand-mère aussi. Notamment la colonisation et l’indépendance du Maroc. « Elle se souvenait de tout, elle m’a raconté beaucoup de choses de cette période ». Elle est retournée dans le royaume après que son père a été touché par la maladie d’Alzheimer. « Je suis retournée au bled. J’ai enregistré ma grand-mère. Ses mots m’ont marquée. J’ai aussi beaucoup lu sur l’histoire du Maroc. »
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Malgré sa vie professionnelle, Mina Fadli a pu rédiger le roman qui a été publié en octobre 2022. Son seul regret : son oncle reste introuvable. Elle garde tout de même l’espoir de le retrouver un jour.