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Idriss Sihamedi encourt 5 ans de prison pour « harcèlement moral »

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16 octobre 2020 - 15h40 - Société

Le responsable de l’association humanitaire islamique, Idriss Sihamedi, a été interpellé tôt mercredi après une plainte portée par Zohra Bitan, chroniqueuse à RMC le 18 septembre 2020. Les locaux de l’ONG à Evry-Courcouronnes, ont été également perquisitionnés par la police.

Le président de l’ONG Baraka City, Idriss Sihamedi a été placé en garde à vue ce mercredi au commissariat d’Évry, suite à une interpellation à son domicile à 6 heures du matin. Harcèlement moral et faits de diffamation sur Twitter, sur la chroniqueuse de la radio RMC, Zohra Bitan, lui sont reprochés, rapporte Le Parisien.

" Elle faisait état de la diffusion de 120 tweets diffamatoires, depuis le compte Twitter de Driss Yemmou, dit Sihamedi, et de la création par celui-ci d’un hashtag dénonçant sa personne, repris dans près de 1 500 tweets" a indiqué dans un communiqué, la procureure d’Évry-Courcouronnes , Caroline Nissand.

De même, "le compte Twitter de Driss Yemmou avait procédé à la publication de la photographie d’un courrier recommandé volé dans sa boîte aux lettres " a-t-elle ajouté. Autant d’accusations qui peuvent coûter à Idriss Sihamedi, cinq ans d’emprisonnement, a indiqué le parquet.

Idriss Sihamedi envisageait déjà la perquisition des locaux par la police dont la première remonte à mai 2017, rappelle la même source. Ainsi, il a placé des caméras de vidéo surveillance dans les locaux, sans autorisation, pour la transmission des images de la perquisition. Une action passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. La préfecture de l’Essonne a d’ailleurs saisi le procureur de la république à ce propos.

L’avocat de Sihamedi se dit scandalisé par ce qui s’est passé dans les locaux de Baraka City, « qui n’ont rien à voir avec les activités de M. Sihamedi dans le privé et en tant que journaliste indépendant ».

Un rassemblement de soutien à son client avait eu lieu le jour même à 17 heures devant le commissariat avec une cinquantaine de personnes, conclut le journal.

Mots clés: Droits et Justice , Plainte , France

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