Immobilier marocain : chute de 25 à 30% des prix

21 mars 2011 - 18h30 - Economie - Ecrit par : L.A

La méfiance des acheteurs et le manque d’adéquation entre l’offre et la demande, auraient fini par avoir raison des prix de l’immobilier au Maroc. Des baisses de 25 à 30% ont ainsi été notées dans le secteur, exception faite de Casablanca et Rabat.

Selon la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), cette baisse fait suite à la méfiance d’éventuels acheteurs. Les produits ne correspondent pas à leurs demandes, ceux-ci préfèrent "attendre et voir". Le moyen standing par exemple dépasse facilement le million de dirhams alors que la demande se situe entre 350.000 et 600.000 dirhams. Mais cette offre là est quasi inexistante, explique Rachid Khayatey Houssaini, PDG du Groupe KLK, à l’Économiste.

Seules les villes de Rabat et de Casablanca ne sont pas concernées par ces baisses puisque la demande est bien plus importante que l’offre en logements. Marrakech, qui a connu une importante crise immobilière en 2010, reprendrait pour sa part tout doucement son souffle. Mais pour ce faire, l’offre, qui s’adressait essentiellement à la demande étrangère jusqu’à il y a peu, a dû être adaptée à la demande locale.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Immobilier - Marrakech - Casablanca - Rabat - Crise immobilière Maroc - Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville

Ces articles devraient vous intéresser :

Le roi Mohammed VI lance l’aide au logement

Les choses se précisent pour la mise en œuvre du nouveau programme d’aide au logement visant à renouveler l’approche d’accès à la propriété, en suppléant au pouvoir d’achat des ménages, via une aide financière directe aux acquéreurs.

Au Maroc, le marché de l’immobilier connaît un net ralentissement

Le marché de l’immobilier au Maroc marque des signes d’essoufflement cette année. C’est ce que révèlent les données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Airbnb échappe au fisc marocain

Airbnb, la plateforme communautaire permettant de mettre en relation des voyageurs avec des entreprises hôtelières (hôtels, gîtes, chambres d’hôtes), des investisseurs en immobiliers locatifs para-hôteliers, échappe au fisc marocain.

Aide au logement : un vrai succès chez les MRE

Près de 20% des potentiels bénéficiaires du nouveau programme l’aide au logement lancé par le roi Mohammed VI en octobre dernier sont des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Maroc : l’aide au logement crée des mécontents

Alors que les primo-acquéreurs ont favorablement accueilli le nouveau programme d’aide au logement, les promoteurs immobiliers, eux, préfèrent jouer la carte de la prudence. Ils invitent le gouvernement à revoir les conditions pour rendre l’offre plus...

Marocains, n’oubliez pas de déclarer les revenus fonciers

Le dépôt de la déclaration de revenus fonciers soumis à l’impôt sur le revenu (IR) et le paiement dudit impôt, doivent être effectués au plus tard le 29 février, a prévenu la Direction générale des impôts (DGI).

Location au Maroc : une hausse générale des prix

Une montée générale des prix des loyers a été observée au Maroc, que ce soit pour les appartements ou les villas et ce dans la plupart des villes. Voyons ça en détail.

BTP : Le Maroc en mode « chantier permanent »

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) marocain est en plein essor. En 2024, l’investissement public dans ce domaine a connu une augmentation fulgurante de 56 % par rapport à l’année précédente, atteignant un montant de 64 milliards de...

Le Maroc va construire deux millions de logements sociaux

Le Maroc devra construire encore près de deux millions de logements sociaux pour satisfaire la demande toujours forte, a indiqué Fatima Ezzahra El Mansouri, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la...

Les MRE, une solution à la crise de l’immobilier marocain ?

Les Marocains résidant à l’étranger (MRE) contribuent de manière considérable à la relance du secteur de l’immobilier au Maroc, durement touché par la crise sanitaire du Covid-19, la guerre en Ukraine et la flambée mondiale des prix des matières...